Bonjour, je m’appelle Anahit, j’ai 25 ans et je suis actrice. La première chose que je dirais à propos de moi, c’est que j’aime énormément mon métier. Ce que j’aime le plus au monde, c’est tout ce que Dieu a créé. Je crois aussi en la force de l’univers, et pour moi, l’art est ce qui établit la connexion entre l’humanité et l’univers. L’art est, à mes yeux, le moyen le plus important pour aimer et accepter les gens tels qu’ils sont. À mon avis, la profession d’acteur est unique, car elle nous permet de devenir de multiples personnages, de jouer un autre être humain pendant une performance, puis, une fois celle-ci terminée, de revenir à notre propre “moi”, à notre vie quotidienne, où nous jouons aussi différents rôles. Je crois que notre vie est comme un film, où nous sommes les personnages principaux. Occuper ce rôle principal est une responsabilité assez importante dans ce film immense qu’est la vie. J’aime écouter de la bonne musique, même si je ne chante pas très bien. On me compare souvent à Édith Piaf, en disant : « une grande énergie dans un petit corps », et je suis fière d’accepter ce compliment. Je joue également du piano, et j’aime les nuits, car pour moi, la nuit rend tout plus clair et lumineux. Les gens sont plus sincères et romantiques. Bref, je suis une personne qui aime toutes les saisons de l’année, toutes les heures de la journée, le soleil, la pluie, la chaleur, la grêle et le vent, car je suis née pour aimer.
Je suis née et j’ai grandi à Moscou. Depuis mon plus jeune âge, j’ai eu le rêve de devenir actrice, et sans exagération, tout le parcours de ma vie a été et continue d’être dédié à ce rêve. J’ai terminé le cursus de piano à l’École de musique Mozart de Moscou. J’ai toujours aimé chanter, et depuis trois ans, je me produis avec le quatuor musical que j’ai formé avec mes collègues. À partir de trois ans, j’ai dansé pendant dix ans dans un ensemble pour enfants. Nous avons donné des représentations sur toutes sortes de scènes, grandes et petites. J’ai étudié dans une école de théâtre pour enfants. J’ai suivi pendant deux ans les cours préparatoires à l’École-Studio de l’Académie des Arts de Moscou (MGAT). De 2016 à 2020, j’ai étudié et obtenu mon diplôme à la faculté d’art dramatique de l’Institut d’Art Théâtral de Russie, sous la direction de l’artiste du peuple Vladimir Andreïev. J’ai joué et je continue à jouer dans divers projets de cinéma et de théâtre. Je me produis également en russe et en anglais. Je suis fière de mentionner qu’en plus de Moscou, cette année, j’ai eu la chance de monter sur la scène du Théâtre dramatique russe nommé d’après K. Stanislavski à Erevan. Je poursuis mon chemin avec un grand enthousiasme, continuant à suivre mon rêve.
Je suis Susanna Karapetyan, je suis née et je vis à Gyumri. Depuis l’enfance, j’ai fréquenté des ateliers de théâtre, j’ai une formation musicale, j’ai étudié à la section d’art dramatique du collège musical Kara-Murza. Actuellement, je fais partie de la troupe de théâtre des jeunes acteurs de Gyumri. De nature, je suis vive, je m’adapte rapidement, je suis persévérante et patiente. Je suis honnête et j’attends la même honnêteté des autres. Je suis méticuleuse et j’apprécie le sens de la responsabilité. J’aime ma profession et je veux apprendre davantage et me perfectionner.
Je n’aime pas le café. Du thé, du chocolat, et vous me verrez heureuse. Bon, je ne vais pas trop entrer dans les détails. Vous aurez le temps de me connaître.
On doit aimer la vie et la profession comme on aime un enfant.
Bonjour, je suis Parandzem Sahakyan, actrice et metteuse en scène. Je ne peux pas m’imaginer sans l’art. La première chose par laquelle on me décrit toujours, c’est d’être extrêmement émotionnelle. Ma profession est la meilleure plateforme où je peux canaliser mes émotions. J’ai obtenu mon diplôme à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan avec une qualification de metteur en scène, ainsi qu’un master en histoire de l’art à l’Académie des beaux-arts d’Arménie. J’ai également travaillé comme animatrice radio dans deux stations de radio en Arménie. Actuellement, je crée au sein de la “Troupe de théâtre des jeunes acteurs de Gyumri” en tant qu’actrice et metteuse en scène. Je m’occupe aussi de pédagogie. Au centre de soutien, j’enseigne l’art dramatique et l’expression scénique aux enfants. Dans l’art, il faut être original et sentir le souffle du temps. Et le plus important est de comprendre comment et pourquoi on crée, quel message on a en tant que créateur. J’attends notre rencontre et j’espère que nous aurons un parcours créatif intéressant. On se retrouvera dans le monde du théâtre français.
« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. »
Bonjour. Je suis Meruzhan Safaryan.
J’ai voulu commencer par l’une des règles du « Petit Prince », qui a un lien cosmique avec notre profession. La profession a aussi son caractère, et si vous l’apprivoisez, marchez sur ce chemin pour ne pas la blesser. J’ai commencé à marcher sur ce chemin en 2016, en entrant à la filiale de Gyumri de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. Actuellement, je crée au Théâtre de marionnettes de Gyumri, dans le monde des contes de fées, c’est-à-dire que je travaille avec les âmes des enfants, où règne une sincérité absolue. « Quand on désire quelque chose très fort, tout l’univers conspire à la réalisation de ce désir ».
Eh bien, on se verra…
Bonjour, je suis David Mardoyan, j’ai terminé mes études à la faculté d’art dramatique de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. Je travaille comme acteur au Théâtre des Réflexions de Gyumri. Je ne peux pas décrire avec des mots à quel point j’aime ma profession. J’aime les enfants et cela fait déjà 10 ans que je travaille comme clown. Mon personnage est déjà devenu populaire dans notre ville. Je pense qu’il faut aimer sa profession comme un enfant : c’est la voie de la pureté et de la sincérité. J’attends avec impatience notre rencontre. Je suis certain que j’ai beaucoup à apprendre.
J’ai 27 ans, et depuis mon enfance, j’ai été amoureuse du métier d’actrice. Quand j’avais 7 ans, mes parents m’ont inscrite à des cours de chant, de danse et de piano. Étant une petite fille très active, j’ai fui le cours de danse et j’ai décidé de me promener dans l’école de musique. Par hasard, j’ai vu un atelier de théâtre, je suis entrée en disant que ma mère m’avait envoyée voir si je voulais y participer ou non. J’ai menti à tout le monde pendant un mois et à la fin du mois, j’ai dit à mes parents que je jouais dans une représentation ce jour-là, et c’est ainsi qu’a commencé mon chemin vers le plus beau métier du monde.
J’ai joué dans plus de 20 spectacles, ayant toujours les rôles principaux. Ensuite, j’ai été admise au collège de théâtre, puis à l’Institut du Théâtre. Dans mon jeune âge, mon grand-père m’a appris à écouter de la bonne musique, on m’a fait écouter de la musique classique depuis l’enfance et jusqu’à aujourd’hui, je suis reconnaissante pour la transmission de ce bon goût musical. Je pense qu’un acteur doit être informé, se distinguer des autres par sa profondeur, ses connaissances, être éduqué. Mon prochain passe-temps est le cinéma. Comme je l’ai mentionné, un acteur doit regarder beaucoup de films, voir ce qui se passe dans le monde. Tout comme les médecins étudient constamment, c’est la même chose dans ma profession : il faut continuellement s’auto-former, correspondre aux standards du temps, développer la culture de son pays, non pas avec des déchets mais avec l’art qui naît en soi.
Je suis Diana, cela peut sembler pathétique, mais le théâtre est l’endroit où je peux respirer profondément.
Bonjour ! Je m’appelle Nadezhda, ce qui se traduit du russe par «espoir», mais tout le monde utilise toujours la version plus courte, Nadia. C’est peut-être déjà l’un de mes rôles. Toute l’histoire de ma famille est remplie de différents pays, langues et professions. Je suis la quatrième enfant de ma famille, toute cette expérience de changements s’est accumulée en moi et s’est transformée en un amour pour la métamorphose. Souvent, je ressens le besoin d’une machine à remonter le temps pour avoir le temps d’apprendre et d’essayer tout ce qui m’intéresse. Mais même sans cela, je me suis impliquée et je continue à m’impliquer dans de nombreuses activités, des mathématiques et de la métallurgie jusqu’au chant classique, en passant par le travail dans le cinéma et l’art dramatique.
Mon corps s’exprime par la danse, mon âme par la musique, mon esprit par la poésie, mes émotions à travers les couleurs. Je suis artiste, et le théâtre représente pour moi la quintessence de mon enfant intérieur. Depuis mon enfance, j’ai chanté, joué de la musique, dansé, peint et c’est là que j’ai vu ma vie. Je serai heureux d’acquérir de nouvelles compétences, de jouer, de découvrir l’âme de la langue française…
Van Sadagh – artiste, musicien, chanteur, comédien, peintre, professeur.
C’est toujours difficile d’écrire sur soi-même, ou plus précisément, c’est difficile quand on vous demande d’écrire sur vous-même. C’est à ce moment-là que vous réalisez qu’il n’y a pas grand-chose à raconter, comme si rien d’intéressant ne s’était jamais passé dans votre vie auparavant, alors vous commencez à énumérer des faits qui vous concernent, mais qui ne disent presque rien sur vous. Je ne sais pas grand-chose sur moi-même, je sais que je suis né tel jour, je sais que j’aime tel plat, je sais que je ne peux pas parler de moi quand on me le demande.
Bonjour, je suis Alina, j’ai 22 ans. Je pense souvent que je ne sais rien ou que ce que je sais est très insignifiant. Quand j’étais petite, je voulais lire tous les livres du monde, et maintenant je veux lire autant de livres que possible. En général, j’ai un grand désir d’acquérir de nouvelles connaissances professionnelles, de renforcer celles que j’ai et de me perfectionner.
J’ai obtenu mon diplôme de l’Institut dе Théâtre et dе Cinéma d’État d’Erevan. Je fais partie du Théâtre d’État de Pantomime d’Erevan, je joue dans le spectacle « Comment dessiner un oiseau » (basé sur les poèmes de Jacques Prévert) et du Théâtre Artistique Mher Mkrtchyan dans le spectacle pour enfants « Contes par téléphone ». Comme le disait mon maître, le théâtre est la vérité et je partage également cette pensée, le théâtre est l’environnement le plus honnête où l’acteur doit aussi être suffisamment honnête et vrai.
Durant ma troisième année d’études, lorsque j’ai commencé mon stage de comptabilité dans les banques, il était déjà clair à cette étape que la comptabilité ne serait pas mon quotidien, car ma perception de la liberté me menait ailleurs, je n’étais pas à ma place. Tout est intéressant dans l’art du théâtre, à commencer par l’agenda irrégulier jusqu’au plus petit rôle fou, on peut en parler longuement. Après avoir parcouru un chemin court mais clair, je ne peux pas m’imaginer sans l’art. Je joue dans des représentations, je tourne dans des films et je continue à découvrir mes «moi» intérieurs et mes possibilités. Le lien entre l’homme et la nature a une grande importance pour moi.
Je suis debout sous le soleil d’automne et j’essaie de me souvenir de qui je suis. Je ne l’ai jamais réussi d’un coup. Parfois, ça ne marche pas du tout. Si le soleil disparaît, je n’aurai plus aucun souvenir. Mais tant que la lumière est sur moi, voici quelques souvenirs chaleureux: mon nom est Aram (ar signifiant “aryen”, am signifiant “homme”). Je suis né un jour d’hiver très froid, pendant la guerre, à une époque où il était principalement courant de mourir ces années-là. Ma formation est d’abord celle de la rue, puis de réalisateur. J’ai terminé le département de réalisation de l’Institut de Cinéma et de Théâtre d’État d’Erevan. Maintenant, je me consacre à la musique. J’écris et je chante mes propres chansons… hélas, le soleil est parti. Je ne sais pas pour qui j’écris ceci, mais j’espère qu’il y aura l’occasion de se connaître dans une vraie rencontre. C’est tout pour l’instant, j’attends avec amour notre rencontre.
Bonjour, je m’appelle Lyova Khurshudyan. Je suis né en 2002 dans l’une des plus belles villes d’Arménie, Gyumri. Pendant mon enfance, j’ai activement participé à tous les événements scolaires. En 2009, lorsque j’étais en première année, j’ai participé pour la première fois à un concours d’éloquence et j’ai gagné. Cela a été suivi d’autres victoires. J’ai commencé à aimer la scène et l’attention du public. C’est pourquoi je me suis tourné vers le monde du théâtre. Après avoir terminé l’école, j’ai été admis à la faculté d’art dramatique de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’État d’Erevan, dans l’atelier d’Armen Elbakyan. Je suis maintenant en quatrième année et j’ai eu l’occasion de participer à plusieurs projets de tournage et de jouer dans plusieurs productions. Aimer son métier est la même chose qu’aimer la vie, et vice versa. Être, vivre et raconter aux gens ses propres sentiments les plus divers. Il n’y a pas d’autre option, il faut être un bon professionnel, c’est tout.
Bonjour, je m’appelle Julie. Je suis étudiante en 4ème année à l’Institut de théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, dans le département de l’art dramtique. Je joue sur scène professionnellement depuis l’âge de 12 ans. Actuellement, je travaille au Théâtre National Académique Sundukyan. Mais apprendre de nouvelles choses est ma priorité. La principale raison de mon désir d’étudier dans l’Atelier d’art dramatique est d’acquérir de nouvelles compétences professionnelles. C’est une opportunité de faire de nouvelles connaissances avec différentes personnes, cultures et langues. Interagir avec chaque artiste implique une nouvelle approche, une nouvelle écriture, une nouvelle variante. Je souhaite me familiariser avec ces variantes afin d’élargir mon horizon et de suivre un parcours intéressant dans mon domaine professionnel.
Je suis née à Erevan. J’avais trois ans lorsque ma famille a déménagé de l’Arménie en Russie, à Nijni Novgorod.
J’ai terminé l’école de musique avec mention, spécialité piano, puis j’ai appris à jouer de la guitare de manière autodidacte. De plus, j’ai participé à un chœur et à un groupe de chant pop. Je compose et interprète mes propres créations musicales et chansons, ainsi que des poèmes et des textes.
J’ai mis en scène des numéros vocaux et théâtraux, et en 2022, ma mise en scène intitulée « Flashes of life » a été présentée.
Je suis également animateur d’un podcast en russe sur la plateforme YouTube, sous le nom de « BESEDA », ainsi que d’une chaîne Telegram.
Je souhaite obtenir un diplôme en réalisation cinématographique et en scénarisation pour pouvoir réaliser mes propres films et partager mes sens et émotions.
Je suis Zhanna, actrice et artiste peintre. J’aime le théâtre et tout ce qui est lié à l’art. Notre métier offre aux gens ce dont ils ont besoin, même s’ils ne savent pas encore qu’ils en ont besoin. Je suis ouverte à toute nouveauté dans l’art, à toutes les idées et pensées. Je suis heureuse de faire partie de ce projet.
Helloy (Droits d’auteur réservés pour le salut!). Je m’appelle Erika. M’inspirant de Komitas, je me lève à 4h30 et me couche à 22h30. Le calme et la paix des premières heures du matin m’aident à me concentrer sur mon travail créatif. J’ai obtenu mon diplôme de l’Institut dе Théâtre et dе Cinéma d’État d’Erevan, dans la section art dramatique, et je poursuis actuellement mon master dans la même institution. Étudiante active, j’ai participé à plusieurs projets, dont un avec Erasmus+. Pendant mes années de licence, j’ai joué dans diverses pièces, mais je tiens à souligner notamment la comédie musicale Le Meilleur de la ville, ou Hairspray, où j’ai incarné le personnage de Tracy Turnblad. Dans le domaine de l’art théâtral, je suis une artiste polyvalente : chanteuse (R&B, pop, jazz, blues, soul, rap, folk), actrice, danseuse (contemporain, popping, danse folklorique). J’ai également des compétences en mise en scène. Je travaille aussi à améliorer mes compétences en français, en italien et en production. J’attends avec enthousiasme la reprise des cours !
Anniversaire : (elle pense que plusieurs jours par mois c’est son anniversaire ©️Maman)
Profession : future actrice, que les grands-mères attendent de voir dans les séries à chaque coin de rue !
Plus sérieusement, je suis une célèbre chasseuse de muses, je me force à tomber dans des aventures, puis j’attends jusqu’à 3 heures du matin pour souffrir, créer en souffrant, puis me plaindre d’insomnie en souffrant le matin.
J’ai une compétence importante : dans n’importe quelle situation créative, même si je tombe de la scène, je continue à jouer mon rôle…
Les rôles lyriques ne supportent pas mon genre…
Je suis née et j’ai grandi entourée des meilleurs artistes de notre pays – des artistes qui n’ont jamais eu de public. Oui, vraiment : chacune de nos fêtes de famille ou entre amis se transformait en véritable spectacle, rempli de blagues, de sketches, de chansons et de danses. Pourtant, aucun d’entre eux n’a même pas imaginé qu’ils pourraient devenir de véritables artistes et en vivre. Moi, si (bien que je sois probablement le moins intéressant d’entre eux). Mais que voulez-vous…
À seize ans, j’ai décidé de devenir réalisateur. Mais n’ayant pas reçu une formation convenable dans notre Institut, j’ai été déçu et je me suis joint à quelques personnes comme moi – nous nous sommes auto-proclamés génies et pour célébrer cela, nous avons commencé à boire et à rêver, boire et rêver… boire… Mais c’est du passé, pas besoin de s’inquiéter.
Dans notre pays, il n’y a pas de cinéma car il n’y a pas de vrai jeu d’acteur – sincère jusqu’au plus profond de l’âme. Nous jouons pour feindre, non pour dire la vérité. Que ce soit au cinéma ou au théâtre, le but est le même : révéler la VÉRITÉ, éliminer le mensonge à travers une forme artistique intéressante… mais… qu’est-ce que je fais là, je me mets à donner des leçons alors que c’est vous qui devriez le faire, et moi je devrais, comme le disait notre «cher» grand-père Lénine : étudier, étudier et encore étudier…
La mouette : l’analyse par l’action : entre étude et improvisation, découvrir et partager un texte par son prisme.
Je propose de travailler sur l’œuvre de La Mouette d’Anton Tchekhov, à travers un travail en lien avec les pistes d’étude d’Anatoli Vassiliev.
Que faut-il faire pour que le texte de l’auteur devienne « notre », organique, indispensable et le verbe un outil au service de l’action ?
A travers ce travail collectif, nous étudierons le mouvement des pensées des personnages jusqu’à ce qu’il devienne possible de les exprimer avec nos propres mots. Exprimer la pensée de l’auteur sans connaitre le texte.
Il y aura trois étapes de travail : L’étude de la scène/pièce, l’analyse par sois même (story telling et autres exercices), et la mise en jeu du texte lui-même.
Dans n’importe quelle langue : Français, Russe, Arménien ou même Anglais, il sera question de partir de soi, pour parler de l’autre, à travers nos outils communs : la réflexion, le souvenir, le donner-voix, et le corps.
Le multilinguisme sera donc invité dans ce travail et non proscrit, afin de pouvoir passer d’une langue a l’autre, avec les mots qui nous viennent pour exprimer un sentiment universel.
Je suis née en France. Je ne parle que le français.
Je ne connais pas l’Arménie. Je connais le théâtre : je joue, je mets en scène, j’écris et j’enseigne.
Je vous propose de nous rencontrer autour de textes d’auteurs français contemporains comme Gérard Watkins, Catherine Anne, Joël Pommerat, Gilles Granouillet, Pauline Sales, etc.
Ils racontent dans une langue très claire, les dynamiques familiales, le couple, les rapports de pouvoir, les tensions identitaires, etc.
Nous serons amenés à nous interroger sur les points de convergence et les différences entre nos sensibilités culturelles et individuelles pour dégager la dimension universelle de ces thématiques et en enrichir notre compréhension.
Une première partie du travail sera consacrée à la lecture, l’analyse des scènes et la compréhension précise de la langue. Puis nous tenterons de donner vie aux situations théâtrales identifiées à partir d’improvisations. Avant de travailler les scènes choisies proprement dites.
Je vous demanderai de lire les pièces que je vous enverrai afin d’en sélectionner trois ou quatre et de choisir des scènes, selon vos goûts.
Ubu et Macbeth : Entre tragique et grotesque, la performativité du jeu
Au cours de ce stage nous partirons des textes « Ubu Roi » de Alfred Jarry et « Macbeth » de Shakespeare pour aborder différents aspects du jeu grotesque et tragique dans une perspective contemporaine et performative. En laissant une place importante à la créativité des artistes participant, à l’improvisation et à l’interdisciplinarité (clown, danse, chant, création vidéo) nous aborderons différents outils méthodologiques et techniques pour apprendre à utiliser le texte théâtre comme un matériau au service de la création et de la performativité actorale.
« Jean Racine et Jean-Luc Lagarce, souffle, silence et intimité »
J’ai choisi de rapprocher et de croiser différentes œuvres de ces deux auteurs français, l’un du XVIIème siècle et l’autre du XXème siècle.
En effet, il me semble que malgré les plus de 300 ans qui séparent la rédaction de leurs pièces, on peut y retrouver un souffle identique même si les deux styles semblent très différents. Ils partagent une écriture théâtrale majeure du silence (en raisons de non-dit, d’hésitations, de trop grandes douleurs, etc…) et une même idée très pudique, mais d’une puissance explosive, de l’intimité. Je souhaiterai expérimenter avec les étudiants des extraits de pièces de ces deux auteurs majeurs de l’histoire du théâtre français, et proposer de découvrir ensemble – en incarnant par le corps, la respiration et la voix – ces aspects prégnants de leur théâtre: silence, souffle et intimité. Si ma sensation empirique de leur proximité se justifie, comment est-elle vécue par des élèves qui abordent depuis peu cette langue mais peuvent malgré tout se retrouver dans l’universalité des émotions des personnages ?
Je voudrais travailler avec les acteurs le texte de Magali Mougel, Suzy Stork.
C’est un texte écrit comme un long poème.
Notre travail aura deux directions :
1. La ponctuation et le sens : Ce texte ne comprend que très peu de ponctuation. Quelques points finals ça et là. Ceci nous donnera l’occasion de travailler sur l’introduction d’une ponctuation, de créer des silences, de créer du sens et de découvrir ce que cela implique au niveau du jeu de l’acteur.
2. Le personnage du Chœur : explorer le rôle du personnage du Chœur dans cette pièce et renouer avec le chœur antique des poètes Grecques. (nous pourrons lire un extrait de la pièce d’Euripide- Médée – pour explorer le Chœur)
Thierry Thieû Niang est danseur et chorégraphe. Parallèlement à son parcours de création, il initie des ateliers de recherche chorégraphique autant auprès de professionnels que d’amateurs, d’enfants, d’adolescents, d’adultes et de seniors, de personnes autistes ou détenues.
Bonjour à vous que je ne connais pas encore mais qu’il me tarde de rencontrer. Que ferons-nous ensemble ?…
Il y a ce que l’on projette, ce qui arrive et j’aime toujours laisser une place à l’imprévu, l’inattendu. Mais
une chose est sûre, nous embarquerons sur le frêle esquif de la poésie et vogue le navire. Je souhaite, à
travers elle, tenter une approche technique et sensible de la langue française. Nous aurons pour équipage des
poétesses et poètes français(e)s mais aussi arménien(ne)s traduits en français. Un corpus de textes vous sera
adressé mais vous pouvez tout aussi bien proposer des poèmes que vous aimez. Nous ne nous interdirons
pas d’utiliser pour cette traversée des compétences telles que le chant, la musique ou la danse si certain(e)s
d’entre vous les possèdent. Je vous quitte avec les paroles d’un grand écrivain et poète à cheval sur deux
cultures :
« Au fond, la chose est simple : mon pays, mon peuple sont l’immense réservoir où je vais tout naturellement
m’abreuver. Par ailleurs, l’étude et la pratique passionnées de la langue française ont déterminé mon destin
d’écrivain. Il serait vain de reculer devant une telle contradiction car elle est précieuse. Elle consacre l’un
de ces mariages entre peuples et civilisations qui n’en sont qu’à leurs premiers fruits, les plus amers. Les
greffes douloureuses sont autant de promesses. Pourvu que le verger commun s’étende, s’approfondisse, et
que les herbes folles franchissent, implacables, les clôtures de fer. »
Kateb Yacine
A bientôt.
Acteur devant la caméra visible et invisible, fixe et mobile
Le travail d’acteur sur un plateau de tournage audiovisuel est bien différent de celui d’une scène de
théâtre.
Ce court module de formation de 5 jours permettra aux acteurs non expérimentés de se retrouver dans
une situation de tournage réel et d’acquérir la technique nécessaire aux jeux d’acteur et d’être à l’aise
devant la caméra.
La formation est composée des exercices suivants :
– Ignorer la présence de la caméra
– Caméra sur rail de travelling – acteurs mobiles
– Caméra épaule mobile – acteurs mobiles
– Caméra mobile – acteurs fixes
– Caméra fixe – acteurs mobiles
– Caméra sur pied – rotation horizontale / latérale. Acteurs mobiles
– Regard bord caméra (jamais dans l’objectif)
– Caméra subjective comme point de vue d’un personnage.
– Scène de tendresse / amour
– Émotion devant la caméra – personnage ou miroir (sans paroles)
– Larmes, Rires
– Caméra visible (Faux documentaire – regard caméra)
– Plans séquences
– Ballet caméra fixe
– Ballet caméra mobile
– Caméra sur corps de l’acteur (caméra subjective et non subjective)
– Danse (valse, etc…)
– Scène de guerre / plan séquence complexe – caméra subjective et non subjective (reporteur-documentaire)
– Etc…
Pour un cinéaste, le travail avec les acteurs est central et décisif. Mon objectif est de partager avec vous
mon expérience du travail avec les acteurs.
Pour cela, nous prendrons trois scènes différentes, extraits de trois films français.
Nous les lirons afin de comprendre les personnages et de mesurer les enjeux des situations.
Mon travail consistera aussi à vous apprendre à placer l’acteur devant la caméra.
C’est-à-dire à vous faire sentir et comprendre comment le choix des objectifs et des mouvements de caméra
peuvent améliorer/ modifier/ amplifier l’interprétation des acteurs.
Nous procèderons ainsi : pendant qu’un groupe jouera, un groupe les dirigera et un autre groupe observera.
Puis nous échangerons les rôles : ceux qui observaient dirigeront les acteurs et leurs camarades les
observeront à leur tour.
Puis nous regarderons ce que chacun a tourné et monterons la séquence sur mon ordinateur.
Nous regarderons ensemble les séquences tournées et nous analyserons ce qui, en matière de direction
d’acteur, a bien fonctionné et ce qui, au contraire, aurait pu être fait différemment.
Une fois l’exercice terminé, nous regarderons le film, dont la séquence sur laquelle nous avons travaillé,
était extrait.
Sandrine Fourlon est actrice, metteuse en scène et fondatrice de l’Escalier4, collectif d’artistes qui, depuis 1997, crée des oeuvres pluridisciplinaires, ayant pour base de recherche, le théâtre contemporain et, notamment, celui de Jean- Jacques Varoujean, auteur d’origine arménienne et d’expression française.
Elle a eu le privilège de travailler aux côtés de Varoujan (son vrai prénom), durant les 10 dernières années de sa vie. Son œuvre demeure son inspiration essentielle.
Après des études au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, elle travaille notamment avec Jacques Rosner, Antoine Vitez, Daniel Mesguich, Charles Tordjman, Brigitte Jaques, Jean-Michel Rabeux, Mourad Mansouri , Christian Benedetti, Pierre Trapet, Tahar Ben Jelloun, Gilles Bouillon, Jean-Louis Martin-Barbaz, Laurent Pelly, Aurore Prieto, Hervé Van der Meulen, Emmanuel de Sablet, Roger Planchon, Christophe Rauck, Agathe Alexis, Olivier Oudiou, Dominique Pitoiset … A l’image, elle travaille avec entre autres Alain Resnais, Jacques Rouffio, Caroline Huppert, Marc Angelo, Jacques Malaterre, Philippe Triboit, François Margolin, Dominique Tabuteau, Frédéric Massiot, David Delrieux, Guillaume Nicloux, David et Stéphane Foenkinos. Elle a mis en scène : Les Vents du Tombeau d’après les séances de spiritisme de Victor Hugo à Guernesey, Le dernier pays avant la mer d’après les entretiens Duras-Mitterrand parus dans l’Autre Journal, L’Epreuve de Marivaux, La cour du Lion d’après La Fontaine et Saint-Simon, Brocéliande co écrit avec Danick Florentin, Pendant ce temps-là, je passe, parcours bucolique et chorégraphique, Il n’y a plus d’après..Il n’y a qu’aujourd’hui ! ( La bande du Tabou ) Cabaret sur Saint-Germain-des-Prés, Un bon petit diable, Les petites filles modèles et Les malheurs de Sophie, d’après la Comtesse de Ségur, en collaboration avec Jean-Louis Martin Barbaz. Dernièrement au Théâtre elle joue Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard m.e.s Agathe Alexis, Cyrano de Bergerac m.e.s Dominique Pitoiset, Dialogues des Carmélites de Bernanos m.e.s Hervé van der Meulen, Justin prend du Spectrum de Rémi de Vos m.e.s Olivier Oudiou et au cinéma Jalouse de David et Stéphane Foenkinos. Elle a fait partie de l’équipe artistique et pédagogique de l’École du Studio d’Asnières jusqu’en 2017. En 2009 elle rejoint l’équipe de Robin Renucci à L’Aria en Corse et en septembre 2018 les cours Raymond Acquaviva.
“Comédienne et metteure en scène passée par le Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, je pratique avec joie la transmission depuis de nombreuses années. Cette pratique est basée sur la maïeutique (l’art d’accoucher) qui permet à l’acteur-trice de mettre à jour, de révéler, connaissances, singularité, authenticité intime. Quelque chose qui relie à la part d’enfance de chacun, à cette brutalité joyeuse en”fouie : Jouer !
Nous devons poursuivre un double objectif : améliorer le niveau du jeu dramatique et améliorer le
niveau de la langue française. Il faut nous efforcer à ce que cela devienne une seule et même
démarche.
La langue, quel que soit son niveau, ne doit pas faire obstacle à l’expression de l’acteur. Il faut
qu’il sache donner sens à son expression quand le mot lui fait défaut.
Apprendre à jouer au-dessus du texte et jamais dépendre le lui. Trouver un fil d’interprétation sans
se noyer dans les paroles. Utiliser le texte sans en faire un bouclier.
Nous allons nous servir du vers français, alexandrins classique et romantique, pour en faire un
outil de la liberté de l’acteur.
En jouer de toutes les manières.
Anne Consigny se passionne très jeune pour la comédie et débute sur les planches à 9 ans. À 18 ans, elle intègre la Comédie française. Se tournant par la suite vers le cinéma, elle joue en 1984 dans Soulier de satin de Paul Claudel.
Une dizaine d’années plus tard, elle arrive sur les écrans dans les films Léo jouant dans la compagnie des hommes, 36, quai des Orfèvres ou encore Le Bison et dans des polars tels que Rapt d’Yvan Attal ou Mesrine.
En 2004, elle est propulsée sur le devant de la scène grâce au long métrage “Je ne suis pas là pour être aimé”, dans lequel elle tient le premier rôle et reçoit une nomination au César de la meilleure actrice. Son registre s’élargit encore, Madame la présidente dans “L’État de grâce”, “Le Scaphandre et le Papillon”. Anne Consigny sait donner corps et voix à des personnages toujours plus variés : “Un Conte de Noël”, “Le Dernier pour la route” et surtout “Les Herbes folles” et “Vous n’avez encore rien vu” d’Alain Resnais.
« J’ai travaillé avec différentes compagnies, celle de Jean Negroni tout d’abord. Il m’avait conseillé de prendre contact avec le “Théâtre du Soleil”. J’y ai fait plusieurs stages avant de le rejoindre officiellement pour un spectacle avec Ariane Mnouchkine, “Le Dernier Caravansérail “, grâce auquel nous sommes partis en tournée mondiale. C’est là que j’ai rencontré ma « famille de théâtre ». J’ai travaillé avec Christophe Rauck, maintenant directeur de Nanterre-Amandiers, avec Simon Abkarian, lui-aussi sorti du Théâtre du Soleil. Nous avons joué des spectacles ensemble, avec sa compagnie, c’est ainsi que j’ai forgé mon travail d’acteur et de comédien, sur les bases que j’avais acquises là-bas. Notre deuxième maman c’est Ariane Mnouchkine. »
Après une formation à l’école de la rue Blanche (ENSATT), elle entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique en 1994. Elle est nommée aux Molières 1998 dans la catégorie révélation théâtrale féminine pour son rôle dans “Les Reines”, pièce de Normand Chaurette mise en scène par Joël Jouanneau.
Son parcours est essentiellement lié au théâtre. Elle a fait peu d’image, c’est un choix personnel car elle aime profondément la scène.
Ariane Ascaride, née à Marseille, est tombée dans le théâtre dès ses 8 ans, et monte à Paris pour tenter l’entrée au Conservatoire, tout en poursuivant des études de sociologie à la Sorbonne. Elle y rencontre Robert Guédiguian, son futur mari, et, en 1981, tourne avec lui “Dernier Été”, premier film d’une longue série ensemble, jusqu’à ce jour de 1998 où Ariane reçoit le César de la meilleure actrice pour “Marius et Jeannette”. Ce tournant dans sa carrière lui offrira de multiplier les collaborations au cinéma, à la télévision et au théâtre. En 2019, elle reçoit le prix d’interprétation à la Mostra de Venise pour “Gloria Mundi”. Tout autant comédienne que citoyenne, elle dit d’elle-même « J’adore mon métier – jouer –, mais il y aura toujours dans le choix de mes projets une volonté de donner à voir des images de femmes qui sont très ancrées dans une réalité sociale. »
Chloé Réjon est formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. Elle intègre en 1992 la troupe que Christian Schiaretti forme à la Comédie de Reims. Passant de Pirandello à Vinaver, à Bertolt Brecht ou Vitrac, elle multiplie les expériences. Des planches du Vieux-Colombier à celles du Festival d’Avignon, puis aux Ateliers Berthier et au Théâtre de l’Odéon, elle se laisse porter par son goût des textes, mais aussi par le travail méticuleux du metteur en scène. Toujours en mouvement, cherchant à dépasser ses limites, à tenter d’autres champs théâtraux et lexicaux, elle travaille Koltès, Tchekhov, Ibsen, Arne Lyrge, avec Stéphane Braunschweig, partenaire à la scène et dans la vie.
Après des études de philosophie à l’École Normale Supérieure, Stéphane Braunschweig rejoint l’école du Théâtre National de Chaillot, dirigé par Antoine Vitez, et fonde sa compagnie, Le Théâtre-Machine, en 1988.
Directeur du Centre Dramatique National d’Orléans (1993-1998), du Théâtre National de Strasbourg et de son école (2000-2008), du Théâtre National de la Colline (2010-2015), et de l’Odéon-Théâtre de l’Europe depuis 2016, il a mis en scène des œuvres d’Eschyle, Sophocle, Shakespeare, Molière, Racine, Kleist, Büchner, Ibsen, Tchekhov, Wedekind, Pirandello, Brecht, Horváth, Williams, Beckett, et d’auteurs contemporains tels que Hanoch Levin ou Arne Lygre.
Il est régulièrement invité à l’étranger pour le théâtre et met en scène des œuvres d’opéra en Europe depuis trente ans.
Stéphane Braunschweig est également le scénographe de ses spectacles, et régulièrement le traducteur des textes qu’il met en scène.
Catherine Schaub a étudié aux Beaux-Arts de Bourges et de Paris avant d’étudier le Kathakali (danse-théâtre du sud de l’Inde) pendant cinq ans en France et en Inde. Elle a travaillé au Théâtre du Pain et des Marionnettes puis au Théâtre du Soleil (dirigé par Ariane Mnouchkine) pendant sept ans où elle a chorégraphié et joué dans les chœurs des Atrides Son long travail de chorégraphie et de danse incluent d’autres œuvres théâtrales, dont celles écrites et mises en scène par son complice et mari Simon Abkarian, et œuvres dansées. Catherine a aussi joué dans divers films et dirigé le chantier de fouilles de Gilgamesh, en Syrie.
Acteur, comédien, metteur en scène et dramaturge, Simon Abkarian est un homme de théâtre accompli. « À la scène comme à la vie, il transporte avec lui une histoire familiale qui, de l’Arménie à la Syrie, du Liban à la France, porte une culture, raconte une diaspora et éclaire ses engagements. » Il a joué au théâtre notamment sous les directions d’Ariane Mnouchkine et d’Irina Brook et, au cinéma, avec de très nombreux réalisateurs dont Cédric Klapisch, Robert Guédiguian, Atom Egoyan. Il a fondé la Compagnie Tera avec laquelle il met en scène ses propres pièces, éditées chez Actes Sud Papiers.
Pierre Pradinas a une immense carrière. Il est metteur en scène, réalisateur, et directeur de la Compagnie du Chapeau Rouge qu’il a créée en 1978 à Avignon avec un groupe de comédiens dont Catherine Frot et Alain Gautré. Il a mis en scène une cinquantaine de pièces de théâtre, du grand classique au contemporain, et a été nommé à trois reprises pour le Molière du meilleur spectacle. Il a longtemps été Directeur de Centres Dramatiques Nationaux et Régionaux. Co-auteur de certaines de ses créations, il est également professeur d’art dramatique
Natif d’Arménie, Serge Avédikian arrive en France à quinze ans et suit les cours d’art dramatique des Conservatoires de Meudon et Paris. Il débute au cinéma dans “Nous étions un seul homme” de Philippe Vallois et “Le Pull-over rouge” de Michel Drach avec le rôle de Christian Ranucci. Il continue sa carrière sur grand écran et à la télévision et son activité au théâtre. Serge Avédikian est également scénariste et réalisateur. On lui doit entre autres le documentaire “Nous avons bu la même eau”, et sa suite, “Retourner à Sölöz”. Auteur de nombreux courts métrages, il signe fictions, essais poétiques et films d’animation parmi lesquels “Ligne de vie”, “Un beau matin” et “Chienne d’histoire” qui lui vaut la Palme d’Or du Court Métrage au 63ème Festival de Cannes. Comme auteur de longs métrages, il réalise et interprète le rôle principal du “Scandale Paradjanov”. “Celui qu’on attendait”, tourné en Arménie, est une comédie baroque, avec Patrick Chesnais.
Je suis Inga, j’ai 20 ans. Je fais mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, en troisième année de licence pour me former à la mise en scène. Je m’intéresse aussi au cinéma, j’ai tourné dans des films et j’ai travaillé comme assistante réalisateur.
J’aime beaucoup dessiner, écouter de la musique. J’ai terminé une école de musique et depuis 8 ans, je joue de la flûte.
C’est Hamlet qui vous parle, mais pas celui de Shakespeare. Un homme qui n’aurait jamais pensé faire de l’art. Il était jaloux des gens qu’on applaudissait : une bonne raison pour se motiver à atteindre des sommets, s’engager dans l’action et « extorquer » des applaudissements. En outre d’être un bon comédien, il est aussi une bonne personne qui a fait son chemin lui-même, surmontant les difficultés, s’approchant pas à pas de la fin du jeu. Je suis juste chanceux, on me donne l’impossible, vous.
Au moment où j’écrivais cette ligne, je pensais pouvoir dire quelque chose d’intéressant. Mais voilà ce que j’ai eu…
P.S. Sourire
« J’ai postulé à l’Atelier à une étape professionnelle très difficile, pleine de déceptions pour moi, et j’avais grand espoir que cela deviendrait un nouveau départ pour moi. Et ça l’est devenu… Ce furent des mois de découverte de soi, de courage, de persévérance, de liberté, d’amitié et d’essais constants de nouvelles choses. Les artistes ont tous été spécialement sélectionnés, professionnels, avec un type et un style de travail unique, ce qui a rendu les défis qui nous ont été adressés au cours du processus encore plus intéressants. Et c’est grâce à eux qu’une atmosphère très importante s’est créée : regarder un collègue non pas comme un concurrent, mais comme un partenaire, un coéquipier, ou comme disait Arman Saribekyan, penser que l’autre marche sur une corde et qu’il faut être attentif pour qu’il ne tombe pas brusquement.
Il y avait un grand amour dans tout ce projet, l’un pour l’autre, pour le travail, pour les pays, pour les cultures. Je vais certainement continuer sur ce chemin. Mes remerciements infinis, amour et manque à tous.»
« Qu’est-ce qu’on apprend ? Qu’est-ce que nous faisons ? Et comment se déroulent nos expériences ? » Tous les gens autour de nous s’intéressent à ces questions lorsqu’ils entendent parler de l’Atelier d’art dramatique bilingue. Et moi-même, j’ai regardé avant de participer et j’ai compris que c’était un endroit où de très nombreux amis que je connais ont soudainement commencé à parler français et à jouer en français. J’ai été surprise et j’ai pensé que je ne pourrais pas, pour cela il fallait avoir au moins une idée de cette langue et écouter Charles et l’aimer obstinément ne veut rien dire. Et j’ai regardé mes amis avec une jalousie très subtile et j’ai pensé qu’ils étaient des gens formidables s’ils étaient déjà là. Et quand finalement l’un de mes amis, qui était de la première édition de l’atelier, m’a convaincu que j’en serais capable, j’ai décidé de postuler, probablement parce que tous mes succès étaient liés au chiffre trois. J’ai rempli le formulaire de candidature pour la troisième édition, j’ai reçu une lettre disant que je participerai au casting en ligne. Quand j’ai reçu la deuxième lettre indiquant que j’étais sur la même liste que les 25 autres jeunes, je voulais encore comprendre comment j’allais faire, et quand la troisième lettre est arrivée, quand j’ai vu ma photo, mes amis et les artistes qui y étaient en me regardant avec un sourire, j’ai réalisé que rien n’est impossible au monde.
J’ai réalisé que la vie est donnée à une personne une fois, et que je devrais profiter de mon temps. Malgré le fait que je brûlais d’un désir insatiable de découvrir l’Italie, la vie elle-même m’a toujours conduit vers la France. Je sentais que ce serait mon pays, que je voyagerai et que je parlerai secrètement dans un faux français, comme Nora Armani nous l’a appris, car il me faudra faire un long chemin pour atteindre la réalité, que j’essaierai d’être comme les françaises devant le miroir, que je chanterai en français comme je chantais avec Isabelle Guiard, et que pour la première fois je me sentirai même si proche de Charles parce que j’ai pu enfin dire « emmenez-moi » au lieu de « lalala ». J’imaginais déjà ma conversation avec un réalisateur français dans un café français, dans un français semi-alphabète et moi que lui raconte l’histoire de ma grand-mère, parce que Corinne Jaber m’avait appris que toutes les histoires sont intéressantes, et qu’il faut savoir prendre son temps. Et je prendrai mon temps et je me tiendrai devant un acteur français et je dirai tous les mots que je connais en français et même si ces mots n’ont rien à voir ensemble, ils auront un sens pour moi, parce Nora Armani nous a déjà appris que tous les mots peuvent être liés les uns aux autres.
Vous dites un Atelier d’art dramatique bilingue, moi je dis un atelier arménien-français où se rencontrent la langue de l’amour et celle du Dieu. »
« Avant de participer au projet, je rêvais d’apprendre le français, de travailler avec des artistes de France et d’autres pays…
Et mon rêve s’est réalisé lorsque 25 jeunes du 3ème atelier théâtre ont été sélectionnés, dont moi. C’était un bonheur quand j’ai commencé à apprendre des mots français, la grammaire, à compter de un à cent…
Et une autre page fabuleuse et intéressante s’est ouverte dans l’atelier de théâtre, lorsque nous avons travaillé avec 5 artistes de France et de Roumanie, appris leur style de travail, leurs exercices et, surtout, joué dans leurs performances scéniques…
Finalement, la mission de vie du jeune Hayk s’est accomplie lorsqu’il a joué sur scène dans une pièce de théâtre en français.
Et, comme je l’ai dit à tous les artistes en leur disant au revoir : « Vous resterez toujours dans ma mémoire », je dirai maintenant : L’Atelier d’Art dramatique restera dans ma mémoire pour le reste de ma vie. »
“Pour voir la douleur, écris-la sur papier ou montre-la avec ton corps. J’ai commencé à écrire quand j’avais 14 ans. La première œuvre était sur la mort. Entrer dans le monde du théâtre m’a permis de découvrir moi-même à travers les personnages que j’interprétais. Il est intéressant de découvrir la vie à travers d’autres yeux.
Le metteur en scène préféré: Robert Wilson. À l’âge de 19 ans, j’ai écrit un roman intitulé La maison de travers. Au bout de 4 ans, je l’ai publié et je l’ai laissé partir de mon for intérieur: ce n’est pas mon livre, c’est un livre écrit par n’importe qui. C’est peut-être pour cela que j’ai pensé à un pseudonyme. Le livre serait à celui qui le lirait, c’est tout. Je me suis retrouvé dans le monde des marionnettes et leur ai donné vie également. Maintenant j’écris sur la solitude, les mouches, la marginalisation, la foule, tout ce qui me dérange.”
“Salut, je suis Valentina.
Avant d’arriver à l’Atelier d’art dramatique, j’ai réussi à accumuler plusieurs spécialités.
J’ai été journaliste dès le début, après avoir travaillé dans le domaine pendant plusieurs années, j’ai réalisé que j’étais plus émotive qu’un journaliste ne peut et ne devrait l’être. Afin de combiner mes connaissances et mes compétences, j’ai commencé à faire des visites guidées, j’ai étudié toute la beauté et l’histoire de l’Arménie. J’ai compris, j’ai aimé tous mes domaines et j’ai finalement commencé à faire des pas vers mon domaine de motivation constant – le théâtre.”
“Je suis diplômée du département de direction d’acteur du Collège régional d’État n° 1 d’Erevan. J’étais engagée dans la création de différentes pièces de théâtre au collège, j’ai réalisé un court métrage documentaire. Avant d’entrer à l’université, j’ai participé à un show comique et c’est là que j’ai commencé à aimer la scène. Malgré le fait que je sois diplômée du département de mise en scène avec des notes élevées, mon amour pour la scène, le théâtre, l’art du jeu est plus grand, j’en ai été convaincue lors de ma participation aux spectacles. J’essaie toujours de garder propre tout ce qui m’entoure et d’éviter un style de vie désordonné et des situations désagréables, ce qui est très important pour un réalisateur et un acteur.
Je vais continuer mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, mais l’année prochaine.”
“Je suis Christine. J’ai 20 ans. J’étudie à l’Université d’Etat d’Erevan, en 4e année de licence en linguistique. Je suis francophone, mais je n’ai pas de formation professionnelle en art dramatique.
Je joue dans la troupe de théâtre de notre université. J’ai fait de la danse classique, lmaintenant je joue de la guitare et je chante. Mais c’est à travers le ballet que j’ai découvert mon intérêt pour le théâtre et le jeu d’acteur.
J’aime l’art de Jean Cocteau, Oscar Wilde, Succession HBO, l’ivresse créative et l’état décomplexé d’être acteur.
Je vous remercie pour le temps et l’énergie que vous nous consacrerez!”
Coucou, je suis Mariam, je suis une actrice. Chaque période de ma vie a sa propre couleur. L’Atelier d’Art dramatique aura également sa propre couleur, ce sera le violet argenté. Cela me permet d’être dans une sorte de magie, de rêve et de conte de fées. J’aime rêver, mes rêves se réalisent un jour. Je vois l’image de cette période et cela m’inspire. J’attends le processus de l’atelier, que je vais apprécier et je vais emporter beaucoup d’émotions avec moi.
Je suis heureuse et reconnaissante d’être un stagiaire de l’Atelier d’art dramatique.
“Je suis Inès. J’étudie en troisième année au département de l’Art dramatique de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. Je suis danseuse de ma première profession. Je suis diplômée du Collège régional de la culture de Kostroma et je suis qualifiée en tant que chorégraphe. J’ai participé à de nombreuses master classes, à des festivals de danse et de théâtre. Maintenant, je travaille dans l’école-studio de danse arménienne moderne, Milen Show Ballet, en tant que chorégraphe. Je pratique le kickboxing.
J’ai beaucoup de rêves qui se réalisent petit à petit. Pour n’en nommer que quelques-uns : je pratique mon métier préféré, je joue dans des pièces de théâtre, je fais des tournées dans différents pays, etc. Le progrès et le développement des connaissances et des capacités professionnelles font également partie de mes objectifs. Je suis sûre que le travail acharné et la détermination m’aideront à réaliser ce à quoi j’aspire de tout mon cœur. Ce sont ces qualités humaines qui m’ont toujours guidée tout au long de ma vie et m’ont amenée au résultat visé.
Et à la fin, je veux dire que j’aime la vie et j’essaie de voir et d’apprécier chaque seconde de la vie dans ses couleurs.”
“Je m’appelle Mher. Un acteur de profession qui adore son métier. Mes attentes liées au projet sont très grandes, tant sur le plan professionnel que personnel. Une opportunité de voir mon métier sous un nouvel angle et de me découvrir. Je suis sans cesse en quête de bonnes plateformes modernes, de collaboration pour ma formation. J’ai commencé à comparer l’art dramatique avec le domaine de l’informatique (un lieu de développement rapide et formation sans fin). Il ne faut pas perdre de temps pour ne pas perdre aujourd’hui des moments pour créer. J’aime créer, c’est l’espace où je “vole” et me sens comme un poisson dans l’eau.”
“Bonjour, je suis Irène, j’ai 22 ans. Je suis dans le domaine de l’art depuis presque le début de ma vie. Je ne sais pas comment mes pas m’ont amenée dans ce domaine, mais je sais que jouer des rôles est devenu un mode de vie pour moi. J’ai étudié au studio de théâtre “Epsidon” pendant environ 4 ans à partir de l’âge de 14 ans. Depuis je travaille au théâtre dramatique de la ville d’Abovyan. J’ai fait mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan et je vais faire un master dans la même université et j’ai joué dans le projet “4 Rêves” diffusé sur la Télévision publique arménienne.
Eh bien, si vous lisez la même biographique à nouveau, ne soyez pas surpris, il s’agit de ma soeur jumelle. Et peu importe le fait que nous nous ressemblons beaucoup en apparence, ainsi que dans nos biographies, nous sommes en fait des personnes très différentes de caractère.”
‘Je n’ai jamais eu de rêve d’enfance de devenir actrice et je n’ai jamais pensé que l’art deviendrait mon mode de vie. J’avais 14 ans quand je suis entrée dans le studio de théâtre “Epsidon” et je suis tombée amoureuse du théâtre dès la première représentation. J’y ai étudié pendant 4 ans et j’ai parallèlement travaillé au théâtre dramatique de la ville d’Abovyan, jouant des personnages pour enfants et adultes. Ensuite, j’ai fait mes études et j’ai obtenu mon diplôme de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, pour la spécialité de l’art d’acteur. Pendant mes années d’études, j’ai également joué dans des spectacles de genres variés, incarnant 7 personnages. En 2022, j’ai participé au festival GITIS FEST qui s’est tenu à Moscou. J’ai tourné dans la série télévisée “4 rêves” diffusée par la Télévision publique de l’Arménie”
“Bonjour, je suis Garnik, j’ai 24 ans et je suis metteur en scène de profession. J’aime le théâtre et le cinéma comme un fou, j’adore lire. Pendant mon temps libre, j’étudie la critique de l’art, j’essaie d’approfondir mes connaissances dans ce domaine et plus tard je deviendrai moi-même un critique d’art.
J’aime marcher, essayer des choses nouvelles et intéressantes. Si j’essaie de me décrire, la première chose que je dirai à propos de moi, c’est que je suis réaliste, je vois et perçois le monde dans toutes ses couleurs, mais j’observe les évènements sobrement et consciemment, parfois même froidement, sans perdre la capacité de ressentir l’émotion parfaite dans l’instant.”
“Je suis Greta, j’ai 21 ans, et cette année j’ai obtenu le diplôme de l’Institut de Théâtre et du Cinéma d’Etat d’Erevan, pour l’art de l’acteur. Pendant les quatre années d’études, j’ai joué dans diverses pièces de théâtre, et actuellement, je continue à jouer dans plusieurs spectacles au sein de différents théâtres. J’aime beaucoup les pièces du théâtre de l’absurde et j’ai eu l’expérience de jouer dans une pièce absurde.
J’aime étudier les langues. En plus de l’arménien, je parle anglais et russe. Je suis très heureuse pour la possibilité d’étudier le français.
Je suis une amoureuse de la vie active, je fais du sport, j’essaie aussi de garder mon corps toujours en forme, ce qui, je pense, est très important pour un acteur.”
“Je suis Sergey ou Syog. Souvent, en parlant de mon métier, je dis que je suis devenu acteur parce que je ne suis pas devenu un bon nageur. Parfois, nous manquons inexplicablement des choses que nous aimons. J’ai le sentiment que ce métier permet aussi de faire revenir, compléter et transmettre beaucoup de choses. J’ai réussi à jouer, essayer, transpirer, réessayer, essayer quelque chose de nouveau, aimer ce jeu, dire « siuu ».
Il y a quelques jours, j’ai obtenu mon diplôme de l’Institut de Théâtre. Au cours de ces années, j’ai joué dans diverses pièces de théâtre, avec des metteurs en scène professionnels et des étudiants. En jouant dans différents théâtres, projets et plateformes (par exemple sur le toit), j’ai eu la possibilité de devenir plus audacieux et mieux préparé.
J’aime danser, j’aime jouer du piano, la pastèque et écrire sur l’amour.”
“Salut, je m’appelle Astghik.
Je suis anthropologue de profession. J’ai travaillé dans une équipe de tournage pendant plusieurs années. Je suis d’accord : un anthropologue/superviseur-script est une combinaison rare.
On peut se demander ce que le théâtre a à voir là-dedans, mais c’est exactement le domaine dans lequel j’ai baigné depuis l’enfance, jouant sur scène pendant des années, et maintenant je reviens enfin à mon domaine de prédilection.
Je crois qu’il faut accepter chaque expérience sur notre route et j’apprécie l’opportunité d’apprendre de différentes perspectives.”
“Si Richie et Mimi (mes petits chiens) pouvaient parler, ils diraient: “Emma, arrête de chanter quand tu dors ou que tu es réveillée”. Et si j’étais née pour chanter, jouer, créer ? Pendant mes études à l’Institut de Théâtre, quand il y avait un rôle de chanteuse dans une pièce, Emma était prête, bien qu’en même temps Emma se soit transformée en divers personnages: « Fiokla Ivanovna » (Gogol, Le Mariage), « Bobo » dans Les Musiciens de Brême, « Lady Macbeth » dans la pièce Trilogie de Shakespeare, un spectacle qui a participé au Festival international shakespearien d’Erevan en 2021 et qui a été reconnu comme la performance gagnante du programme Fest OFF. L’année suivante, lors du même festival, Emma se transforme en un des personnages du Roi Lear, Oswald, et devient Oswalda.
Tenant fermement sur le fil de la musique et du jeu d’acteur, je continue à travailler au Théâtre Jeune Public, espérant évoluer de plus en plus dans mon métier.”
“Salut, je m’appelle Nor, j’ai 29 ans, je suis acteur et metteur en scène. Actuellement je suis le metteur en scène principal du théâtre d’Etat de la région de Gégharkounik. J’ai également une formation professionnelle en tant que graphiste.
J’ai fait mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. J’ai également étudié en Russie à l’école de Nikolay Vladimirovich Kolyada, et j’ai reçu une formation au GITIS.
J’aime lire, mon genre préféré est l’anti-utopie. La principale motivation pour participer au programme de l’Atelier est d’acquérir une nouvelle expérience et de se familiariser avec de nouvelles approches professionnelles. J’ai tendance à penser qu’au contact de nouveaux artistes, je découvrirai et développerai en moi de nombreuses compétences, je maîtriserai de nouvelles méthodes, qui pourront m’être utiles à l’avenir et pourront m’aider à travailler avec l’équipe de mon théâtre d’une manière plus variée.
De nature sociable, je suis ouvert à de nouveaux contacts sains.”
“Salut, je suis Gayané. Je fais mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, à la faculté de Direction d’acteur/Mise en scène. J’ai déjà plusieurs créations dans des théâtres étatiques et non étatiques. J’ai également fait des mises en scène dans des espaces non théâtraux. Je suis intéressée et j’étudie la méthode de Grotowski. Dans le domaine de l’art théâtral, je m’intéresse aussi beaucoup au travail avec des marionnettes, bientôt je mettrai en scène mon premier spectacle de marionnettes pour enfants. J’ai plusieurs expériences d’actrice tant au cinéma qu’au théâtre. Maintenant, je suis obsédée par la lecture de pièces modernes.”
“Je suis Mariné, j’ai 21 ans. Je suis en 4ème année du programme d’études en Mise en scène de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. En plus de la mise en scène et de l’art d’acteur, je m’intéresse à la littérature, j’écris des nouvelles et des poèmes en prose, je me prépare à publier mon premier livre. Bien que j’écrive depuis que je suis enfant (j’inventais à l’oral), je n’ai pris la décision de m’engager dans la littérature que récemment. Probablement, obtenir une formation en art dramatique a contribué à ma décision. Ces deux domaines me sont également chers et intéressants, ils se complètent. Je chante, mais je n’ai pas d’éducation musicale. J’essaie pourtant d’utiliser cette capacité sur scène. J’aime m’intéresser à la culture des autres nations, cela aide à élargir ses horizons. Par conséquent, je suis prête à étudier aussi la culture française.”
“Salut! Je m’appelle Armen. Je suis un écrivain-je me raconte, je suis un metteur en scène – je mets en scène ma vie et je suis un acteur. Si je me décris en quelques mots, ce serait : aimer, détruire, faire naître. J’essaie de trouver des tempêtes à travers l’art pour les surmonter. Je suis diplômé de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan depuis 2022. Maintenant j’étudie la gestion de l’art dans la même université. Je suis le fondateur de la compagnie de théâtre expérimental à Gumri.
Je suis un grand lecteur, un amoureux des plantes. Je cultive différents agrumes. Donner vie à quelque chose, le cultiver est plus qu’un passe-temps.”
“Je suis Sona. J’ai déménagé en Arménie depuis la Grèce où je suis née et où j’ai vécu 11 ans. J’ai grandi dans une famille d’artistes, je peins moi-même, je fabrique des bijoux, des sacs, des chaussures à la main. Je danse, je danse depuis l’âge de sept ans (parfois avec des pauses). Pendant trois ans, j’ai étudié dans différents départements de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan (mise en scène de danse, mise en scène de théâtre). En ce moment, je comble le vide professionnel en assistant personnellement aux répétitions de théâtre. Ici, j’attache une grande importance aux possibilités de transporter une personne dans le monde magique. En plus du théâtre, je m’intéresse au cinéma, à la culture des autres nations (surtout asiatique), à la cuisine, à l’animation, j’aime apprendre de nouvelles langues. Je suis guidée par l’idée de “la diversité dans l’unité” “
“Je ne sais pas par où commencer à écrire, c’est pourquoi je vais tout de suite au sujet principal.
A la rentrée, je serai en quatrième année de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. Durant les années d’études, j’ai joué divers personnages dans des spectacles créées par des étudiants. J’ai moins d’expérience en mise en scène.
Je fais également de la musique, je chante et joue de huit instruments de musique, j’apprends actuellement le neuvième. Je joue du ukulélé, de la guitare, de la flûte, de la batterie, du piano, du saxophone, de l’ocarina et du mélodica. Maintenant, j’apprends la flûte. En parallèle, je fréquente les séminaires de l’école Waldorf, qui sont de nature pédagogique et j’étudie l’anthroposophie. Je suis diplômée de l’école d’art. En ce moment, je joue dans une nouvelle pièce, j’écris la musique d’une autre pièce, je travaille sur les chansons de Komitas en changeant la polyphonie, et je commencerai à travailler sur la pièces pour la fin d’études en juillet.”
“Je suis Smbat. Après avoir reçu une formation préliminaire au Collège de Théâtre, j’ai ensuite terminé l’Institut de théâtre et de Cinéma, le département de l’Art dramatique. Je travaille au théâtre et j’essaie de consacrer tout mon temps libre au théâtre aussi ou à d’autres branches de l’art, comme l’écriture (j’écris moi-même des poèmes et je pense que l’écriture est le meilleur moyen de se purifier), la lecture, la musique (sachant que le goût n’a pas d’ami, j’essaie d’écouter les genres de musique, considérés comme de l’art absolu). J’aime écouter les gens qui, je pense, connaissent plus que moi dans tel ou tel domaine, et je les écoute avec plaisir. Par nature, j’essaie d’être toujours positif, heureux, car je pense que très souvent un sourire peut résoudre des problèmes que les mots ne peuvent pas. J’aime l’humour et surtout l’humour noir.
Je suis toujours ouvert et heureux pour les nouvelles connaissances, alors j’essaierai de vous donner de la joie simplement parce que vous me connaissez.”
“L’art est le langage que j’utilise pour communiquer avec le monde, et y rechercher le nouveau est ma visée principale.
Bonjour, je suis Anahit. Présente dans le théâtre depuis l’âge de 18 ans, j’aspire toujours à me perfectionner, me promener dans l’art, toucher l’infini en lui. L’année dernière j’ai terminé l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, je suis actrice de profession et actuellement je travaille à la Compagnie de théâtre des Jeunes de Gumri.
La musique et la danse font partie de ma vie. La nature est ma source d’inspiration, dans ses bras je me sens infiniment libre et harmonieuse. J’aime répandre le bon, le beau et le lumineux. « Si tout le monde luttait pour le bien, alors le mal n’aurait rien à faire », disait Confucius.”
“Je m’appelle Hayk, je suis un acteur au Théâtre Jeune Public à Erevan. Le monde de l’art est indissociable de moi depuis l’enfance. Mon père était le directeur en chef de la Télévision publique arménienne et j’ai passé la majeure partie de mon enfance dans divers lieux de tournage, communiquant avec des personnes célèbres de l’époque, écoutant leurs conversations. Et ce n’est pas un hasard si j’ai choisi, très jeune, le métier d’artiste et que j’ai commencé à fréquenter une école spécialisée en peinture. Puis j’ai choisi le métier de réalisateur.
Pourtant, avec le temps, je me suis rendu compte que je suis plus attiré par l’art dramatique, le théâtre, en particulier la vie dans les coulisses et sur scène, l’interaction entre les acteurs et le public, l’échange d’émotions. En fait, mon amour pour le théâtre est né lorsque j’ai regardé le spectacle de Vardan Petrosyan dédié au 1700e anniversaire du christianisme, dans lequel jouaient également des acteurs français. A partir de ce jour, je me suis aussi intéressé à la culture française. Naturellement, je suis également tombé amoureux de l’art français et de la langue française grâce à Charles Aznavour. J’ai toujours voulu apprendre cette langue, comprendre ce que chante le chansonnier.
Ce projet est une belle opportunité pour moi de réaliser enfin mon rêve d’apprendre le français, de découvrir la culture française…”
“Bonjour, je suis la fille aux grands yeux, au grand sourire : à ne pas me confondre avec Anne Hathaway 🙂 Je m’appelle Nvard Dudukchyan, je suis née le 3 novembre 1997. Qui aurait cru que je vis déjà mon 26e printemps. J’ai étudié à l’école n° 192 de Davtashen, puis après de nombreux détours, j’ai finalement obtenu mon diplôme de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. Actuellement je travaille au théâtre « Bohème », je joue dans les spectacles « Famille sans toit », « La situation a changé dans le bâtiment », « Le conte de la ville transparente ». Comme toute jeune actrice, j’ai travaillé dans toutes les professions possibles et impossibles, mais je n’étais pas dans lе cosmos, bien que trois tonnes de cocaïne aient été importées en Arménie (bon, c’était une blague). La vie est comme le jeu « Mario » : vous avez trois vies et tout un espace pour atteindre votre objectif.”
“Je m’appelle Karen. J’ai terminé l’école secondaire avec la certitude de devenir avocat avant de finalement m’inscrire à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan. Bien que j’eusse une fois joué dans un spectacle amateur, rien ne me dirigeait vers le théâtre.
Pendant mes années d’études à l’Institut, en dehors des rôles interprétés pendant les cours, j’ai joué dans cinq spectacles : dans Les Trois Sœurs de Tchékhov, Laerte dans Hamlet de Shakespeare, Gromov dans de Tchékhov, Marco dans Vu du pont, d’Arthur Miller, Micho dans Une autre réunion de souris, dans un spectacle pour enfants. Je continue à jouer plusieurs de ces spectacles.
Je ne suis pas rattaché à un théâtre et je souhaite recevoir des propositions de rôles variés à l’avenir.
Je pense que dans notre domaine, il faut toujours être curieux pour participer à des projets intéressants. C’est ce qui m’anime dans ce programme d’art dramatique bilingue.”
“Je m’appelle Syuzi. J’ai fait mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan en me spécialisant dans la mise en scène. J’ai étudié le doublage audio en parallèle, au sein du « Media Academy ».
Depuis 2018, j’exerce mon métier d’actrice en collaborant avec différents théâtres : celui des artistes de cinéma Henrik Malyan, de Marionnettes, du Jeune public, et enfin, le Théâtre sur le toit.
Pour l’examen de fin d’études, j’ai mis en scène la pièce Maladie pittoresque de l’auteur
français Benoît Fourchard.
Je vous inviterai tous, avec grand plaisir, à toutes mes représentations.”
“Moi, c’est Misha.
Mon histoire débute dans une ville russe, à Doni-Rostov. A cinq ans, ma famille déménage à Erevan et depuis, nous sommes devenus inséparables avec cette ville. Dès le début de ma scolarité, j’ai toujours saisi les opportunités de formations et master classes proposées : en Iran, en France, en Angleterre ou en Russie…
Après l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan, je suis devenu comédien professionnel. Aujourd’hui, je travaille dans différents théâtres : le Théâtre dramatique russe Konstantin Stanislavski, le Théâtre Hamazgayin Sos Sargsyan et le Théâtre de Marionnettes. Je suis également professeur et parfois, j’effectue des doublages pour la Première chaîne publique arménienne.
Aussi, je suis ouvert d’esprit et toujours curieux d’apprendre.”
“Je suis Eléna, j’ai 25 ans. J’ai fait mes études supérieures dans la gestion que j’ai terminé à l’Université Slave d’Arménie. Pendant mes années scolaires, je jouais dans des compagnies amateures et progressivement, j’ai désiré me diriger vers le théâtre professionnel. Je suis donc rentrée à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan, au département de l’Art de l’acteur. J’étudiais dans l’Atelier de Souren Chahverdyan.
Pendant mes quatre années à l’Institut, j’ai incarné différents rôles dont Katerina dans L’Orage d’Ostrovski, Clara dans Pigmalion de Bernard Show, le personnage de l’enfant dans Les bouteilles transparentes d’Aram Patchyan, Natacha dans Les Trois Sœurs de Tchékhov, Béatrice dans Vu du pont de Miller, Gertrude dans Hamlet de Shakespeare, etc.
J’espère m’enrichir et m’inspirer des expériences que propose l’Atelier d’Art dramatique afin de me familiariser avec des nouvelles façons de faire.”
“Moi, c’est Lilith. Un jour, alors que je me trouvais sur la scène, j’ai ressenti une intense sensation de liberté et de joie. Ce fut un vrai déclic. Depuis, j’aspire à me dépasser dans ma créativité. C’est ainsi que je veux me rendre utile et que je suis heureuse.
Je suis une actrice indépendante et collabore avec différents metteurs en scène. C’est merveilleux de pouvoir toucher à quelque chose de nouveau à chaque fois.
En plus du théâtre, je souhaite voyager pour m’adonner à la photographie et capturer les précieux morceaux de ma vie.”
“Je m’appelle David et j’ai 25 ans. Je suis acteur de profession et je travaille au Théâtre des Réflexions à Gumri. Je donne des cours de théâtre et travaille comme clown depuis dix ans.
Je suis sociable et plein d’énergie et je ne supporte pas les disputes et les conversations négatives.
Dévoué à mon métier d’acteur, j’aborde la vie avec beaucoup d’optimisme.”
“Je suis Edgar et j’ai 24 ans.
J’habite à Vanadzor et je vis à travers le théâtre. J’ai quelques fois trahi ma femme – le théâtre – en fréquentant ma maîtresse – le cinéma- mais à chaque fois, cela ne durait pas longtemps.”
“Moi, c’est Azad. Je suis sportif, j’aime les randonnées à vélo, l’alpinisme et le chocolat et pendant mon temps libre, je me plais à jardiner.
Je pratique le judo depuis plusieurs années et je me nourris de « la vie théâtrale » depuis l’âge de 10 ans. Le théâtre est un art qui existe en moi, en mon for intérieur et qui me fait vibrer.”
“Je m’appelle Vardan.
Je fais actuellement mon service militaire dans l’armée de la République d’Artsakh. J’ai participé à la guerre de 44 jours. La guerre m’a appris la valeur de la vie. En une milliseconde, tu ne diras pas à ta bien-aimée que tu l’aimes, ni ne pourras t’excuser ou prendre soin de tes proches. Malgré la paix relative, je remercie Dieu pour la vie, et la possibilité de voir mes proches que je chéris depuis la terre.
Avant de commencer mon service militaire, on m’avait confié le rôle de Bouratino et je jouais dans des spectacles pour enfants au Théâtre Dramatique de Gumri. Durant les années d’études, j’ai incarné le personnage de Komitas dans la pièce La voix humaine de R. Mkhitaryan, un rôle qui reste l’une de mes principales sources d’inspiration. J’ai aussi tourné dans différents films, clips et publicités…
Après mon retour de l’armée, j’envisage de me livrer entièrement au métier d’acteur.”
“Si ta voix intérieure te dit “tu ne peux pas peindre”, peint s’il-te-plaît, et cette voix se taira”. C’est ce qu’a dit Vincent Van Gogh.
Moi, c’est Merouzhan et je me sens incommodé de devoir écrire sur ma propre personne.
Peut-être choisissons nous nos métiers en fonction de nos visions du monde et de notre caractère.
Mon métier, entre la réalité et la fiction raconte « quelque chose » de l’homme, assez puissant pour être toujours exploré.C’est très probablement cette découverte qui m’a dirigé vers le théâtre. Je ne sais pas…
J’ai toujours voulu me familiariser avec le monde du théâtre étranger et ce désir est cours de réalisation !”
“Je m’appelle Haroutyun et je suis né le 3 septembre 1997
à Spitak, dans la région du Lori. Après l’école secondaire, je suis entré en 2013 au Collège régional d’Etat d’Erevan pour la spécialisation « l’Аrt de l’acteur ». J’ai poursuivi mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan avant de participer en 2019 aux formations continues organisées par l’Institut et le Centre d’informatique sur les Costumes scéniques – soit la préparation des accessoires et du maquillage.
J’ai continué avec un Master en « Mise en Scène » avant de travailler au Centre d’éducation artistique et créatif pour les enfants. Je dirige alors la troupe de théâtre. En parallèle, je suis comédien au Théâtre des artistes de cinéma Henrik Malyan ainsi qu’au Théâtre du Jeune Public.
Habile de mes mains, j’adore aussi créer grâce à la poterie et à l’art du collage.”
“Je m’appelle Narek, je suis diplômé de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan, dans sa branche de Gumri. A côté de mes études, je collaborais en tant que stagiaire avec le Théâtre Dramatique de Gumri, ainsi qu’avec le Théâtre des Réflexions.
J’aime lire, jouer aux échecs, à la guitare, voyager et mener une vie active.”
“Je m’appelle Séda, je suis née et j’habite à Gumri.
Pharmacienne et actrice, le théâtre est mon métier le plus précieux.
Je cherche partout des personnages et je perçois dans chacun, celui ou celle que j’interprèterai un jour. J’aime l’art, et j’y cherche en son sein, toutes les réponses à mes interrogations.”
“Je m’appelle Tatève !
Je joue, je mets en scène, je parle, j’écris et il m’est impossible d’imaginer une autre façon de vivre, ou de penser le monde sans l’art.
Que ce soit ancré depuis l’enfance ou non, l’art m’émeut. Il est capable de m’apporter tantôt une joie immense, tantôt un chagrin éternel.
L’art est la racine autour de laquelle se forme tout mon champ émotionnel et mental.
Je recherche l’art partout où je peux.”
“Je suis Anahit et je suis née le 28 juin 2002 à Gumri.
Entre 2008 et 2016, j’ai étudié à l’école Tertchounian de Gumri. J’étais alors inscrite dans différents cours extrascolaires : danse, peinture et j’ai aussi chanté dans un chœur.
J’ai pris des cours de réalisation cinématographique et de composition de musique au Centre TUMO. En 2020, je suis entrée à l’Institut du Théâtre et de Cinéma d’Erevan (dans la branche de Gumri).
J’ai plusieurs passions et j’essaie de me découvrir à travers elles.
Persévérante, je suis prête à faire de nombreux efforts pour réussir.”
“Je suis Vika.
Je suis née en 1999 à Gumri.
A l’âge de trois ans, je suis montée sur scène pour la première fois et j’ai dansé. Depuis, je pratique la danse et la musique. Par ailleurs, je me sens proche des animaux.
Diplômée de l’Institut de théâtre, du département de l’art et de l’acteur, je suis amoureuse de cet art.
J’ai eu la chance de donner des concerts en collaboration avec divers artistes dans différents pays européens et de jouer dans de nombreux spectacles.
Pour moi la musique et le théâtre sont inséparables. Ils sont comme mon pouls.
Je suis très heureuse de faire partie de ce projet car je vais travailler avec différents artistes.”
“Je m’appelle Mher…
J’aime la vie avec toutes ses quêtes, ses questions et ses décisions.
On peut dire que je suis un comédien qui a consacré son temps au Théâtre…
Je veux donc chercher dans de nouvelles directions pour pouvoir prendre de nouvelles décisions.
Je suis ravi de pouvoir travailler avec de nouveaux artistes.
Sur la photo, j’incarne le personnage de Tybalt dans une représentation de Roméo et Juliette.”
“Je m’appelle Margo. J’aime l’art et apprendre. Tous les domaines de l’art sont intéressants et ce que je préfère par-dessus tout, c’est la danse et le théâtre. Car là, l’artefact c’est l’homme.
J’ai encore peu d’expérience de travail, mais j’ai beaucoup appris sur la peinture, la poterie, la danse, l’architecture.
Mais le théâtre sera mon socle professionnel.”
“Je suis Sona, j’ai 24 ans et j’ai terminé mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan au sein de l’atelier du professeur Hratchya Gasparyan avec la spécialisation : mise en scène.
J’affectionne la littérature de toutes les époques, la musique, notamment le classique, la peinture, le théâtre, la chorégraphie de Pina Bausch, le film « Dogville » de Lars Von Trier. J’aime « décrypter les codes » surtout dans les œuvres d’art, les personnages. J’aime les lieux secrets et les gens simples.
Et je préfère plus que tout, les enfants et les animaux. Très émotive, j’aime beaucoup les expériences et je ne supporte pas l’hypocrisie, surtout depuis la scène.”
“J’ai 25 ans et j’ai récemment terminé mon Master à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan.
J’ai travaillé au théâtre « Métro » où je joue dans deux spectacles : Viens jouer, ça passera… d’après les récits de William Saroyan et Un dialogue vivifiant inspirés des récits de Vardan Amalyan. Depuis l’université, je suis très attiré par les ateliers et les master classes, notamment ceux qui permettent de travailler le mouvement scénique et le corps comme moyen d’expression.
Je suis très ouvert à de nouvelles propositions et je m’adapte facilement.
Je parle arménien, russe et anglais et il est grand temps de perfectionner mon français.”
“Je suis Khatchik et je suis très heureux de cette nouvelle perspective qui s’ouvre à moi.
Je fais mes études à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan et je travaille également au Théâtre d’Etat de Pantomime.
J’ai hâte d’absorber toutes les informations et les connaissances qui nous seront transmises. Aussi, je n’ai pas un caractère compliqué mais je suis extrêmement méticuleux.”
“Je m’appelle Gnoun, j’ai 23 ans.
Je suis entré à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan en 2016.
L’apprentissage est un processus continu et ne peut pas se limiter à quatre, à six ou à dix années. Je me suis porté candidat pour ce projet pour approfondir mes connaissances professionnelles que j’ai acquises pendant mes études à l’Institut.
Je cherche à me dépasser dans ma profession.
Analyse du personnage, moyens d’expression, etc., ce sont des sujets qui intéressent toujours l’acteur. Je pense que ce projet est encore une opportunité de s’approcher de ces questions.”
“Je suis David, j’ai 20 ans. Jeune père et un comédien, je me suis fixé beaucoup d’objectifs à atteindre.
Je suis heureux de faire partie de l’équipe de l’Atelier et je nous souhaite à tous, le meilleur.”
“Je m’appelle Luiza-Victoria. Je suis actuellement en 2ème année d’étude à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan.
De nature plutôt exploratrice, je perçois l’aura de n’importe quel lieu où je me trouve.
J’aime communiquer avec des personnes complètement différentes, faire du yoga, déguster des croissants trempés dans du café-latté chaud, et depuis peu, chanter.
Après l’Institut, j’aimerais poursuivre mes études à l’étranger.”
J’ai hâte de rencontrer toutes les personnes liées à ce nouveau projet. Je suis reconnaissante d’avoir l’opportunité de travailler, développer mes compétences artistiques et linguistiques. Beaucoup d’idées et de projets naîtront de cette expérience”.
“Je m’appelle Aram.
Je suis né le 25 octobre 2003 et j’ai grandi dans une famille d’intellectuels.
Enfant, j’ai suivi des cours de gymnastique et de karaté que je pratique encore.
Après mes études à l’Ecole d’Art Hakob Kodjoyan, je tourne, depuis deux ans dans des séries télévisées, des films, des vidéoclips et des publicités. J’ai pu incarner différents rôles épisodiques.
Je parle russe et anglais et j’apprends le français.
Aussi, je joue du piano, j’adore le cinéma, la musique, le théâtre, voyager et faire de l’escalade.”
“Je m’appelle Mariam et je suis metteuse en scène.
Je suis extrêmement heureuse de faire partie de l’Atelier d’art dramatique bilingue !
La fusion de la culture française et arménienne me fait penser à un cocktail fort et enivrant.
En plus du théâtre, je m’intéresse au cinéma, à l’art contemporain, à la lecture, à la philosophie ainsi qu’au sport dont la natation, qui est mon hobby.
J’adore voyager et rencontrer de nouvelles personnes.
La persévérance, la folie et le sens d’organisation sont mes leitmotivs.”
“Je suis Sargis, j’ai 23 ans et je suis né à Erevan.
Enfant, je rêvais de devenir danseur mais je n’ai pas pu entrer au collège de danse à cause de mon poids. Cependant, j’ai été admis au département d’art dramatique.
Pendant mes années d’études, j’ai incarné plusieurs rôles, dont Lapchine dans À la recherche du bonheur de Viktor Rozov, Donna Adela dans Le cyanure, nature ou avec du lait ? de Juan José Alfonso Millán (soit la première fois que j’interprétais une femme) ou encore François Pignon dans Le Dîner de cons de Francis Weber.
J’ai également participé à l’Atelier du Théâtre Hamazgayin où je joue depuis 2016 dans les
pièces de dramaturges arméniens ou de renommée internationale.
J’ai fait un passage à l’Institut de Théâtre et de Cinéma avant de travailler au Théâtre de Chambre d’Erevan, où j’ai joué dans L’Arménien et l’Arménien, une comédie documentaire que j’ai co-écrite.
Pour finir, je travaille au Théâtre du Jeune Public, pour enfants et adolescents.
J’adore le théâtre et tout ce que le concerne.”
“Je suis Anna et j’ai 23 ans.
J’ai fait mes études (licence et Master) à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan.
Aujourd’hui, je donne des cours de théâtre au lycée Ohanyan et je joue au Théâtre du Jeune Public d’Erevan.
J’ai aussi travaillé comme doubleuse de voix à la Première chaîne publique arménienne et je suis désormais très heureuse de faire partie de ce projet.”
“Je m’appelle Tagouhie.
Je suis en dernière année de licence de traduction à l’Université d’État Valéri Brussov d’Ereva. Passionnée par l’art, la scène, le public, j’ai pris plaisir à jouer dans différents spectacles.
Mon grand amour pour le théâtre, la scène et le français m’ont guidée vers cet Atelier et je suis très heureuse de faire partie de cette grande famille.”
Après des études d’art dramatique au Collège régional d’Etat d’Erevan de 2013 à 2018, j’ai terminémon parcours académique à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Erevan en 2022 au sein de l’Atelier de David Haroutyunyan.
Je travaille désormais dans différents théâtres dont celui du Jeune Public d’Erevan (depuis 2016) et le Théâtre des artistes de cinéma Henrik Malyan (depuis 2022). J’ai joué dans plus d’une trentaine de spectacles, tourné dans des court-métrages, des séries télévisées et des publicités, dont une annonce pour une production russe. J’ai aussi joué dans La chanson du premier amour, réalisé par Aram Chahvazyan.
Depuis 2021, je suis comédien de doublage auprès de la Première chaîne publique arménienne.
“Je suis Gayané, j’ai 32 ans et je viens de Chouchi.
Je suis comédienne. J’ai également terminé une école de peinture à Chouchi. J’aime créer des miniatures, lire, tisser des tapis. Le théâtre était un mode de vie pour moi. Et aujourd’hui, il est devenu un rêve.
Je suis ponctuelle dans le travail, je n’aime pas être en retard.
J’aime quand mes journées sont remplies de nourriture spirituelle.
J’aime la vie, faire du bien aux gens, malgré tout.”
“Je m’appelle Youra.
En fait, il est très difficile d’écrire sur soi-même. Non pas sur ce qu’on a créé ou vécu, mais simplement sur soi-même, car j’évite les louanges et j’apprécie beaucoup l’humilité en une personne, d’abord en moi, c’est tellement beau quand c’est approprié. En outre, le sens de la mesure est très important aussi bien chez une personne que dans son métier. J’ai un bon sens de l’humour, cela se sent dans mes communications avec les gens, dans mon silence et dans ce que je crée.
Je suis gentil, j’aime les animaux, surtout les animaux qui ressemblent à des humains.
J’aime mes songes, et même, je note leurs intrigues surréalistes, mais je ne suis pas superstitieux, simplement elles se rapportent à une partie importante de ma vie, car elles sont intéressantes et non découvertes.
Enfant, je voulais devenir magicien, mais en grandissant j’ai progressivement réalisé que ce n’était pas possible. Néanmoins, quand j’ai rencontré la magie du théâtre et du cinéma, j’ai réalisé qu’il est possible d’apparaître là où l’on veut, d’avoir ce qu’on veut, rien qu’en y pensant, en montrant aux autres.”
“Je m’appelle Tigrane, je suis comédien. Je suis diplômé de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. Tout en aimant mon métier et l’exerçant sérieusement, je considère toujours les relations humaines comme une priorité dans la vie, car mon métier est basé sur l’homme. En faisant de mon métier un mode de vie, j’essaie de contribuer au développement de la vie culturelle de mon pays, car compte tenu de l’instabilité provoquée par les troubles politiques dans le pays aujourd’hui, j’en suis venu à la conclusion que la culture et l’art sont les seuls facteurs majeurs dans le pays qui peuvent former un état d’esprit équilibré, qui sera à la base de l’idéologie nationale dont nous avons tant besoin, et autour de laquelle nous nous unirons.
En tant que futur artiste, j’essaie déjà d’être à ma place et ne ménage aucun effort pour être un bon professionnel et je pense que c’est grâce à cela que nous remporterons de nouvelles victoires à l’avenir.”
“Je suis Sona.
Sona ne peut imaginer la vie sans théâtre, son public préféré et ses élèves. Le théâtre et la pédagogie sont les éléments de son âme. Elle aime partager son expérience sur scène avec les étudiants, car il y a une lueur brillante et de la foi dans leurs yeux. Et cela l’inspire et la fait travailler avec plus d’amour et de dévouement.
En tant que comédienne, je rêve de créer ma propre école de théâtre, où les étudiants auront l’opportunité d’apprendre et de se rapprocher du théâtre professionnel à l’adolescence avant d’entrer à l’université.”
“Je m’appelle Chouchanna et je suis spécialiste en relations internationales, youtubeuse, polyglotte, ambassadrice de la langue française en Arménie et une fille qui suit ses rêves. J’ai commencé à faire du théâtre depuis mon plus jeune âge et mon plus gros rêve était de faire des études de théâtre à l’étranger. Même en étant étudiante à la faculté des relations internationales j’ai continué à faire du théâtre sous la direction de l’acteur russe de cinéma et de théâtre, metteur en scène M. Yezepov, parce que sans jouer je m’éteins. A l’université j’ai eu la chance d’apprendre le français, langue dont je suis tombée amoureuse, car le français n’est pas simplement une langue, le français est un état d’esprit. Il a ouvert beaucoup de portes pour moi aussi dans le cadre de ma chaîne YouTube.
Prendre des cours de théâtre, qui, en plus sont en français, était un rêve. Mais je crois que si nous allons vers nos rêves, ils viendront à nous contre toute attente. Pour moi, la participation à l’Atelier représente la réalisation d’un rêve qui en a créé d’autres et je vais définitivement les suivre.”
“Seriné-Lyuba Tatevosyan, je suis cantatrice et coach de diction française pour les chanteurs. Je suis née à Erevan. Dès mon enfance, la musique et le théâtre ont toujours été un air respirable, une source inépuisable de bonheur. En apprenant le français j’ai été enchantée par le monde de la culture française.
A l’âge de cinq ans, j’ai commencé à fréquenter l’école de musique (violon et chant lyrique). En 2010, j’ai terminé mes études à l’Université Linguistique d’Etat de Moscou, avec la spécialisation professeure de français et experte en communications interculturelles. En 2008-2009, j’ai effectué mon stage d’études à l’Université Paris X-Nanterre. En 2014, j’ai obtenu mon master en Art d’opéra du Conservatoire National Tchaïkovski de Moscou.
Mon parcours professionnel en tant que coach linguistique a commencé lors de mes études au Conservatoire. Le point culminant de ma carrière est l’opéra « Manon » de J. Massenet au Théâtre National d’Opéra et de Ballet A. Spendiarian, présenté au public en 2018 dans le cadre du Sommet de la Francophonie en Arménie.
J’ai effectué de nombreux projets bénévoles en tant qu’ambassadrice de bonne volonté auprès de l’UGAB. Mon objectif aujourd’hui est de partager ma passion pour le théâtre et la langue française avec les autres jeunes artistes et de contribuer ainsi à la promotion de la Francophonie à travers le dialogue des cultures.”
“Je suis moi-même, pour les autres je suis Ripsimé. Il m’est très difficile de parler de moi, car je n’ai pas encore réussi à sortir de mon corps et à me voir de côté. Bref !
Je n’aime pas quand la pomme est coupée avec un couteau à oignon.
Je n’aime pas quand je fais la même erreur plus d’une fois.
Je n’aime pas quand je commence à me prendre très au sérieux. J’aime les transitions des temps, la pluie d’été et le soleil d’hiver.”
“Je m’appelle Nouné.
J’aime la mer, le puma noir et le café.
Je n’aime pas parler au téléphone. Je n’aime pas écouter de la mauvaise musique. Je n’aime pas la politique.
Toute opportunité d’améliorer mes compétences ou de découvrir quelque chose de nouveau me motive.
Je crois en la providence.
Pour moi, le processus est plus important que le résultat. Mon souhait est de faire servir mes compétences à la vie et à l’art.”
“Étant né dans une famille où tous mes ancêtres étaient comédiens, metteurs en scène, architectes et ingénieurs, les mondes du théâtre et de l’architecture m’ont été attachés dès mon plus jeune âge… Et je me suis donc retrouvé à la croisée des métiers évoqués.
Je suis né et j’ai passé ma petite enfance à Téhéran. J’ai eu la chance d’assister et de participer partiellement à l’univers théâtral de ma grand-mère, comédienne et réalisatrice Lorik Minassian.
Lorsque nous nous sommes installés en Arménie en 2003, j’ai commencé à étudier, ensuite à jouer dans le Petit Théâtre du Centre National d’Esthétique avec le directeur artistique Vahan Badalian. J’ai participé à de nombreux festivals de théâtre internationaux. Depuis 2014, je fais partie du premier groupe de danse/théâtre inclusif de la région, né du programme « Unlimited » initié par British Council. En 2016-2019 j’ai enseigné au Centre communautaire de Dilijan, au Petit Théâtre du Centre National d’Esthétique à partir de 2020. J’ai également enseigné dans le cadre du programme d’échange de jeunes intitulé « ARTinclusive », au Luxembourg. Je dois ajouter que j’ai conçu et préparé des décors de scène, illustrant également les affiches des représentations du Petit Théâtre.
Parallèlement, j’ai fait des études supérieures en architecture. À ce jour, j’essaie d’approfondir les idées, la philosophie et les points de croisement de mes deux professions. Les évélations des interactions entre le théâtre et l’architecture sont aussi importantes. Actuellement, je mets l’accent principal de mes recherches sur la synthèse de l’art inclusif et de la conception architecturale, qui est un enjeu majeur aujourd’hui.”
“Je m’appelle Nadezhda. Traduit du russe, mon prénom signifie « espoir » et cela impose beaucoup.
Je suis née et j’habite à Erevan. En 2020, j’ai terminé l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, la Faculté de mise en scène théâtrale à l’Atelier de Monsieur R. Babayan. Pendant mes années d’études, j’ai mis en scène plusieurs pièces et j’ai participé à de nombreux festivals internationaux.
L’art a toujours fait partie intégrante de ma vie, je me suis consacrée à la peinture, au design, aux arts appliqués et bien sûr, j’aime la littérature. Plus tard, pendant les dernières années scolaires, j’ai découvert le monde du théâtre, et à partir de ce moment j’ai réalisé que je ne voulais rien faire d’autre.
Dans le processus créatif, j’essaie constamment de trouver de nouvelles façons, de nouvelles littératures, de nouveaux propos et de nouvelles idées. Pour moi, la chose la plus importante dans le théâtre est de créer un lien entre le public et les comédiens, de permettre au public de réfléchir et de ressentir. Je pense que le théâtre est un phénomène très important, car c’est une plateforme où une personne peut s’observer de côté. Ainsi, travailler et créer dans le théâtre est devenu la mission de ma vie, que je remplis avec une grande responsabilité.”
“Je m’appelle Masis Avagyan, j’ai vingt-trois ans et je viens d’Artsakh. Je suis comédien de profession. J’aime le pilaf de sarrasin, le barbecue de veau, je bois de la compote rouge faite maison, car cela me motive.
Quand j’ai du temps libre, je lis des livres, je m’auto-éduque ou je fais du vélo.”
“Je m’appelle Lilit Baghdasaryan. Je suis née en 1995 à Erevan. Parallèlement à l’école, j’ai fait de la danse dans l’ensemble d’Etat « Barekamutyun » (fr. « Amitié »). C’est en tant que danseuse que je suis montée sur scène pour la première fois.
En 2013, je suis entrée à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan pour me former à la spécialité de réalisateur. Après avoir obtenu mon diplôme, je travaille au théâtre et depuis 2021, j’enseigne à l’Institut. J’ai participé à diverses formations, dont l’Atelier d’Art dramatique. C’est une nouvelle expérience pour moi, une nouvelle biographie. Quant à mes caractéristiques, je ne m’intéresse à rien d’autre qu’à l’art. Je suis extrêmement travailleuse, mais quand je décide de prendre une pause, cela prend au moins un an. Je n’aime pas dormir, ni parler beaucoup et j’ai été deux fois chez le cardiologue à cause de l’abus du café.
J’ai de grandes attentes de ce projet, car mon rêve est d’avoir ma propre équipe, de créer ma compagnie de théâtre expérimental, c’est pourquoi je ne ménage rien, je m’accroche à chaque opportunité possible, qui me donnera des connaissances et de l’expérience.”
“Je suis Léna. Ma plus grande caractéristique est l’optimisme, qui me pousse constamment à apprendre, à apprendre et à rêver. J’ai beaucoup de rêves. J’essaie de les prioriser et d’en faire des objectifs. Tout d’abord, je veux introduire le sujet de mon travail de recherche, la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) non seulement dans l’art, mais aussi pour l’appliquer dans la vie.
J’aime les animaux, je rêve un jour de créer un centre de soins pour animaux sans abri dans ma ville natale.
En tant que comédienne, je rêve de jouer sur les scènes mondiales afin que les nations du monde puissent reconnaître les Arméniens aussi par ma contribution.
J’adore lire, et en même temps j’aime danser, chanter, prendre soin des plantes. En un mot, je suis une personne dont l’objectif principal dans la vie n’est pas de voler le sourire aux gens, mais d’en donner.”
“J’ai grandi dans la ville de Berdzor, en Artsakh. Issu d’une famille artistique, j’ai fréquenté une école de musique dès l’âge de 6 ans et tout d’abord, je me suis familiarisé avec les compositions folkloriques. Ensuite, j’ai commencé à maîtriser les instruments à cordes, à vent, à clavier, de percussion, etc.
Souhaitant créer mes projets « Artsakh>Mult Project », « Artsakh> Band » et fonder un nouveau théâtre à Berdzor (d’après B. Ovchyan), j’ai fait une licence en spécialité comédien à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, travaillant parallèlement en tant que comédien au théâtre dramatique d’Etat de Stepanakert (d’après Vahram Papazyan) pendant trois ans. Ensuite à des fins conceptuelles, j’ai poursuivi mes études en master dans le même Institut à la Faculté de cinéma, télévision et animation pour devenir réalisateur de films d’animation. J’essaie toujours de créer une nouvelle équipe et de monter de nouveaux projets en Arménie.
J’aime observer les gens, les enfants, les perroquets, les singes et parfois regarder longuement les disputes de femmes enivrées.
Je suis intéressé et enthousiasmé par le projet de l’apprentissage du français et du développement de mes capacités professionnelles-une possibilité offerte par l’Atelier Art Dramatique.”
“Je m’appelle Karen et je suis comédien.
J’ai étudié au Théâtre des Marionnettes de Spitak et au Théâtre dramatique de Vanadzor. Actuellement, je vis à Erevan et j’occupe divers postes jusqu’à ce que je puisse progressivement trouver ma place dans le théâtre et le cinéma.
J’écris des scénarios de différents genres.
Pour moi, les valeurs les plus importantes sont les objectifs pour lesquels j’avance, la famille et les amis.”
Quand j’ai du temps libre, je préfère penser à ce que j’ai fait ou ce que je n’ai pas fait, tout comme aux personnes que j’aurais pu blesser, bon gré mal gré.
“Elle, c’est une personne spontanée, qui, le matin, décide de rester à la maison, mais le soir, elle n’est ni chez elle, ni dans la ville. Elle adore les matinées, le café amer, l’odeur des livres, les retards aux rendez-vous, le cinéma français, sentir la nature à l’extérieur et à l’intérieur, dans la tête et l’âme, l’éternel état amoureux, le mouvement et la façon de vivre comme si elle était filmée ! Elle s’appelle Hélène.”
“Jeune réalisateur. En 2017, j’ai participé au Festival du cinéma « Abricot d’Or » avec le film réalisé pour la fin d’études de l’Institut intitulé « Où allons-nous ? ». En 2018, j’ai reçu le Prix Étoiles Galaxie au Festival National « Grenade » au Canada.
Je suis né en 1996 dans la ville de Vanadzor, dans la région de Lori. J’ai étudié dans les écoles et lycées locaux. Après avoir obtenu mon baccalauréat, j’ai été formé à la réalisation cinéma et télévision à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan, dans la branche de Vanadzor, dans l’atelier d’Ashot Gévorgyan.
Je vis à Vanadzor et survis à Erevan.”
“Je m’appelle Ghazaros Teknejyan. Je suis né et j’habite à Erevan. J’ai 25 ans. Je suis diplômé de la Faculté de droit de l’Université française d’Arménie. Après mon service militaire, j’ai poursuivi mes études en master, dans le département de droit de l’Académie d’administration publique de la RA. Parallèlement à ma formation professionnelle j’ai participé à de nombreux cours et séminaires sur divers sujets relatifs à l’art, à la politique, à la sphère sociale et à la consolidation de la paix. Aujourd’hui, je suis davantage concentré sur l’art, mettant l’accent sur plusieurs domaines intéressants pour moi, dont la musique, le cinéma, la photographie, le théâtre.
Je n’arrive pas encore à définir le concept de l’art pour moi, mais je ressens une grande gravité et une attraction particulière qui existe entre moi et l’art. Parmi mes loisirs, je tiens à citer la natation, le cyclisme, le vlogging et l’écriture créative.”
“Qui suis-je ? Hmmm, une fille aux cheveux longs et roux, qui a choisi la profession de juriste, mais dont l’âme est tombée amoureuse de l’art pour toujours. Moi aussi, comme tout le monde, je suis née d’abord, puis j’ai grandi, grandi, grandi. Entre tout cela, j’ai réussi à terminer deux écoles et une université, à apprendre le français et à m’essayer dans des festivals de théâtre. En plus, parfois lorsque j’ai la chance de rencontrer ma muse au bon moment et au bon endroit, je gribouille quelques lignes sur le papier, sinon, j’oublie et je passe à autre chose. J’aime bien le chocolat au lait et toutes les nuances du bleu, je n’aime pas le miel et la pluie. Je suis forte en mémoire et en ouïe, mauvaise en dessin et je n’arrive pas à finir les textes qui me décrivent :)”
“Depuis mon plus jeune âge, j’aimais beaucoup passer devant le bâtiment du Conservatoire d’Erevan. On y entendait toujours de belles voix et de la musique. Gardant dans l’esprit l’idée que je devrais aussi être capable de créer cette beauté, j’ai fréquenté une école de musique pour apprendre à jouer du piano et de la flûte. Ensuite, j’ai fait du chant classique. Nous avons créé notre propre groupe, nous avons écrit des chansons et chanté sur différentes plateformes et dans différents pays.
Et puis j’ai décidé d’entrer à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. J’ai obtenu cette année mon diplôme de comédienne.
Je m’appelle Christina Simonyan. Je n’arrête pas de me perfectionner et en synthétisant tout cela, j’essaie de suivre le chemin qui me permettra d’apprécier, de créer et de présenter au public mon art à moi, ma perception de la beauté.”
“Je m’appelle Christina, je suis avocate de profession, mais depuis l’âge de 11 ans, j’ai fréquenté l’atelier du Petit théâtre du Centre National d’Esthétique et à ce jour, j’ai lié ma vie à la scène. En plus des représentations théâtrales, je suis membre du groupe de danse professionnel inclusif intitulé « Unlimited ».
Je suis aussi mannequin et je collabore avec différents créateurs de vêtements. J’ai beaucoup de représentations théâtrales et de danse dans le répertoire et j’ai été impliquée dans divers projets internationaux.
Je suis toujours ouverte à de nouvelles connaissances et aux opportunités pour avancer. J’aime dessiner, prendre des photos et faire du yoga. J’aspire à l’idée qu’il faut toujours garder propres son esprit, tout comme son âme, son corps et être gentil avec le monde, parce que tout ce que tu reflètes, te revient. Je suis heureuse de faire partie de ce projet.”
“Je suis Armen Gabrielyan, j’ai 24 ans, originaire de la ville de Chouchi. Je suis comédien au Théâtre d’Etat de Chouchi du nom de Mkrtitch Khandamiryan. Après la libération de Chouchi, lorsque le théâtre fut créé, j’avais cinq ans et on me proposait déjà des rôles dans des représentations.
Dans ma mémoire, dans un coin chaleureux, j’ai gardé les souvenirs de mon enfance, de la maison paternelle et de l’histoire qui m’a été arrachée. La guerre nous a beaucoup pris, je ne suis pas tombé dans le combat, alors je vivrai, dévoué au métier de mon âme.”
“Je m’appelle Arévik, je suis née en 1991, une année sombre et froide, dans la ville d’Erevan. Je suis artiste peintre de mon premier métier. Et à 22 ans, j’en ai découvert un autre qui est vite devenu mon art de vivre. J’ai pris l’une des décisions les plus importantes de ma vie et je suis entrée à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’État d’Erevan pour me former au métier de comédien. Actuellement, je vis une vie créative active, je joue dans des films et au théâtre.
J’aime me noyer entièrement mais pour ne pas me noyer dans cette ville sans mer, j’ai créé ma propre marque de t-shirt nommé À Par_is. C’est une série qui glorifie l’amour. Mon rêve est de visiter Paris (Jardin des Tuileries) pour trouver ma chaise verte et chercher ma place dans cette vie.
Vous savez, ma vie a une bande-son,
la voici:
Cette chanson semble correspondre à tous mes sentiments, du temps le plus maussade à la chaleur torride. Il y a un film qui ressemble à une mer que je peux toujours regarder. Il s’agit du film « Un homme et une femme ».
J’ai une addiction incurable aux croissants, je chante souvent fort dehors en marchant, et je n’ai pas de fin, oui je n’ai pas de fin, car je n’ai que de l’amour (Quand on n’a que l’amour). Je vis tant qu’il y a l’amour, ou il y aura de l’amour tant que je vivrai. Donc, en avant !”
“Je m’appelle Anouche Petrosyan et je suis née en 2001 à Moscou, dans la famille d’un militaire. En raison de ou grâce au travail de mon père, j’ai vécu dans plusieurs villes d’Artsakh. Nos déménagements constants ont eu un effet tellement positif qu’il m’est très facile de communiquer avec de nouvelles personnes et d’avoir un large cercle d’amis. J’ai étudié dans les écoles de Martakert, de Stepanakert et de Chouchi.
À Chouchi, j’ai fait du théâtre dans le Centre de Créativité pour les enfants et les jeunes. Notre compagnie participait à de nombreux concours, étant souvent lauréate, et en guise de récompense, nous avons reçu une invitation à participer à la célébration « Erebuni-Erevan 2797 » ( c’était probablement mon premier grand succès).
En 2017, j’ai reçu la proposition de travailler en tant que comédienne au théâtre d’Etat de Chouchi du nom de Mkrtich Khandamiryan. Pendant mes années de travail au théâtre, j’ai appris à manipuler les marionnettes. Parallèlement, j’apprenais à jouer du piano au sein du Collège humanitaire du nom d’Arsène Khachatryan à Chouchi.
Afin de devenir plus compétente dans mon métier et pour élargir encore plus mon expérience théâtrale, en 2020, je suis entrée à l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan et j’ai intégré l’atelier de Nikolay Tsatouryan, Professeur et Artiste national.”
“Je crois au talent et en la personne « cachée en chacun. Je crois en la bonté, la conscience, la loyauté sans intérêt personnel.
Ce sont l’injustice et le matérialisme qui me perturbent. J’essaie d’inculquer des valeurs profondes à travers mon travail. Pour moi, l’idée de famille, la relation parent-enfant, la capacité de l’enfant de percevoir et d’observer le monde autrement jouent un très grand rôle et la perspective d’avoir un bel avenir dépend de la génération que nous allons élever maintenant.
J’essaie souvent de me regarder de côté pour ne pas perdre le contact avec la réalité. Je ne perçois pas les maladies, le temps suspendu sur la destinée de chaque individu.
Ainsi, j’ai eu l’opportunité d’être dans ce corps, en cette période, sur cette terre… et ce qui reste à faire, c’est d’aimer chaque jour avec ses difficultés, ses rythmes, ses couleurs, sa musique. Être en harmonie et proche de la nature. Imaginer parfois, boire beaucoup d’eau, s’éduquer, tomber, se relever encore et encore. Tout cela se reflétera certainement à la fois au travail et dans la vie en général.
Je suis Anouche.”
“Je m’appelle Amalia.
Amalia, celle qui est fidèle au théâtre et aux gens.
La chose la plus importante que j’ai à dire sur moi-même c’est l’élan de la création. Oui, je trouve de l’art et de la foi dans chaque
phénomène, dans chaque personne, et cela devient plus tard une création.
J’habite à Gumri. Je suis diplômée de l’Institut de Théâtre et de Cinéma d’Etat d’Erevan. Je travaille dans un théâtre nouvellement créé et nous grandissons ensemble. Je vis dans cette ville et le clown Vivi vit avec moi. Vivi c’est moi, celle qui est née 8 ans auparavant pour les petits. L’une des choses les plus importantes c’est la folie que je ressens envers les marionnettes. En un mot, je vis dans cette petite et belle ville où il y a toujours une raison pour la visiter et y retourner.”
Lena Paugam est metteuse en scène et comédienne. Elle a notamment été formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris et a soutenu en 2017 une thèse de doctorat en recherche-création appliquée au domaine de l’art théâtral à l’Université Paris Sciences et Lettres.
Elle a fondé le collectif Lyncéus en 2012 et a codirigé le Lyncéus Festival – créations in situ – à Binic-Etables-sur-mer entre 2014 et 2022. Elle dirige aujourd’hui, la Compagnie Alexandre, basée à St-Brieuc dans les Côtes-d’Armor. Conventionnée par la DRAC Bretagne, elle est également associée au Théâtre de Lorient – centre dramatique national. Lena Paugam y mène des projets de formes et d’échelles diverses (théâtre, musique, installations, conférences). Depuis 2017, elle a notamment proposé une série de solos intitulés « Portraits de femmes emmurées » à partir de textes commandés aux auteur.ice.s Sigrid Carré Lecoindre, Xavier Maurel, Milène Tournier et Laurène Marx. En 2021, elle a également créé “Andromaque” de Jean Racine, puis en 2022, “Ode Maritime” de Fernando Pessoa.
Stefana Samfira est actrice de théâtre et de cinéma ainsi que metteure en scène.
Elle est diplômée de l’UNATC I.L. Caragiale en 2001, de la faculté de théâtre, du département de la formation de l’acteur.
En 2002, elle est diplômée du cursus d’études avancées avec une spécialisation en “pédagogie du théâtre”.
En 2009 elle a obtenu le titre de docteur en esthétique théâtrale “magna cumlaudae”. Elle a suivi les cours du “DAIRS Project Manager and Entrepreneurship”.
Depuis 2002, elle enseigne au sein de la faculté de théâtre dans le département de la formation de l’acteur. En tant que Conférencière et docteur universitaire elle est Directrice des programmes académiques internationaux de l’UNATC I.L. Caragiale.
Nora Armani est une actrice, cinéaste, productrice et praticienne du théâtre primée. Elle a fait des tournées internationales avec ses pièces écrites sur quatre continents dans plus de 25 villes, remportant les distinctions des critiques et des prix. Nora Armani a joué au cinéma et à la télévision aux États-Unis, au Royaume- Uni, en Égypte, en France et en Arménie. Ses rôles les plus récents à l’écran sont « Absolute Dominion » (USA-Netflix) et « The Last Wish » (Finlande-Espagne), tous deux actuellement en post-production.
Nora Armani est titulaire de deux masters, en sociologie de London School of Economics et en théâtre/cinéma du Hunter College City University de New York. Elle a contribué à d’importantes publications et s’est présentée à l’Université de Harvard et à l’Université de Columbia (Harriman College). Elle a enseigné à l’Université de La Verne, CA, à la LSE et à l’AUA. Elle est la directrice artistique et la fondatrice du SR Socially Relevant Film Festival New York depuis 2013. Nora Armani a récemment reçu le Lifetime Achievement Award du Festival du film d’Alexandrie des pays méditerranéens pour son travail au cinéma. Elle partage son temps entre New York, Paris et Erevan.
Corinne Jaber est d’origine syro-allemande et est née à Munich, a grandi au Canada et en Allemagne. Elle est une actrice primée ainsi qu’une scénariste / réalisatrice. Elle a fait partie de nombreuses productions théâtrales internationales en anglais comme en français, telles que – pour n’en citer que quelques-unes – “The Mahabharata” de Peter Brook, “A Dybbuk for 2”, de et avec le regretté Bruce Myers, “Beast on the Moon” d’Irina Brook (pour lequel elle a obtenu un “Molière” de la meilleure actrice en France) et plus récemment “O mon doux Pays”, un monologue qu’elle a conçu et co-écrit avec Amir Nizar Zuabi, dans lequel elle a également joué.
Pendant de nombreuses années, elle a travaillé avec des acteurs afghans à Kaboul sur Shakespeare. Leur travail a abouti à une production de La Comédie des erreurs au “Globe to Globe Festival” pour le Globe Théâtre de Londres. Sa pièce “Le bus qui ne s’est pas arrêtée sur la Partition de l’Inde” est maintenant devenue son tout premier film “Borderlines” qu’elle a également produit et réalisé. Elle est actuellement en post-production. Munich Médée. Happy Family, sa pièce la plus récente, sera présentée en première à New York en 2024.
Issue d’une famille de musiciens classiques de grands-parents en parents puis de parents en enfants, petite dernière d’une grande fratrie, Isabelle Guiard, honteuse de ce vice transgénérationnel, trahit les siens en entrant au Conservatoire National Supérieur… d’Art Dramatique de Paris.
Racine, Molière et Marivaux sauront les venger et la mettre à la torture trois années durant. Elle décroche cependant, le jour de sa sortie, le sparadrap d’or grâce à son interprétation très personnelle du Petit Chaperon Rouge.
Elle s’adonne par la suite avec bonheur à ses penchants non familiaux, à la télévision et au théâtre, en incarnant toutes sortes de personnages, de Jeanne d’Arc à Marie- Antoinette, en passant par quelques demi-mondaine, vieille fille, coiffeuse, séminariste italien obsédé sexuel et autre « bonne espagnole ».
Elle prend un jour conscience, non sans surprise, que, depuis de nombreuses années, tout en se présentant en tant que comédienne, elle travaille le chant lyrique et le jazz, elle écrit des musiques de scène et des chansons, elle chante pour des téléfilms et dans des spectacles musicaux, elle s’accompagne au piano et a même fondé, avec son compositeur de mari Gérard Torikian, un quatuor vocal de jazz passablement déjanté : Louf Z’Hybride Concert !
Nouné est une professionnelle des arts vivants, spécialisée dans l’accompagnement des acteurs et des artistes dans le domaine du théâtre. A travers un soutien et un coaching personnalisé, elle aide les acteurs à développer leurs compétences, à explorer leurs personnages et à améliorer leur performance sur scène.
Elle travaille avec des acteurs de tous niveaux, des débutants aux professionnels expérimentés. Son expertise couvre la technique de jeu, l’expression vocale, la gestuelle, la compréhension des textes, la présence scénique, la gestion du stress, et bien plus encore.
Elle est également sollicitée pour des projets spécifiques, comme préparer un rôle pour une pièce de théâtre, un film ou une série télévisée. C’est un métier qui joue un rôle essentiel dans le développement et le perfectionnement des acteurs, les aidant ainsi à réaliser leur plein potentiel artistique.
De formation littéraire, Lusiné Abgarian est titulaire d’un doctorat en littérature comparée (Sorbonne Université). Sa thèse portait sur le sujet de la littérature française contemporaine du génocide des Arméniens. Parallèlement à l’enseignement dans deux universités à Erevan, elle a aussi une activité de traductrice littéraire, notamment de théâtre. En tant qu’initiatrice de plusieurs projets francophones de théâtre, elle organise chaque année des Rencontres Théâtrales Francophones, un projet liant théâtre, jeunesse et francophonie. L’Atelier d’Art dramatique est l’un des axes principaux de ses activités pour la jeunesse.
La presse, les trains, les livres, les expositions et enfin les produits d’épicerie fine ont jalonné une vie professionnelle variée comme éditrice, communicante et commerçante, salariée ou chef d’entreprise.
Fondatrice de l’association culturelle Arménie Plurielle/Arteva en 2006 elle en devient Administratrice en 2021 lors du lancement du projet de l’Atelier. Elle a des origines arméniennes par sa maman, Madeleine Vartouhie.
Etudiante en arménologie à l’Inalco à Paris et enseignante de français à l’étranger, Gayané est passionnée de vie culturelle arménienne. Elle accompagne l’Atelier en le documentant afin de mieux partager ce qui s’y passe…